Reflet des stagiaires

Les anecdotes et la vie des stagiaires en journalisme pour Reflet de Société

Tout le malheur des hommes vient de l’espérance.

Albert Camus.

L’espérance nous induirait-elle à demeurer passif vis-à-vis de notre destin? L’espoir nous ferait-il manquer certaines occasions et ôterait-il tout ”piment” à notre quotidien? Se nourrit-il de rêveries, d’idéaux, de scénarios hollywoodiens ou encore des pays des merveilles de notre enfance?

L’espérance, d’après moi, est un songe teinté de mélancolie, une éternelle chimère. Concentré d’envies et de sentiments contrariés, l’espoir est aussi une ambition muette. Sous sa forme inconsciente, il revêt douceur et sérénité. Et si à travers le rêve se manifestent nos désirs les plus profonds, nos préoccupations et nos appréhensions, c’est bien que celui qui rêve espère et que celui qui espère vit.

Il imagine son futur, construit sa propre histoire. Me contredirez-vous si j’affirme que peu de gens aiment lire des romans empreints de longues descriptions? Sans action ni dénouement, toute histoire peut facilement perdre son intérêt et sa valeur.  

Mais la réciproque est-elle vraie? Peux-ton dire que l’espoir fait vivre? Vivre dans un monde de fiction, idéal mais inaccessible? Dans un futur proche qui chaque jour se fait plus distant? Vivre en parallèle, entre guillemets.. dans l’attente que nos espoirs se concrétisent. Espérer n’est pas un verbe d’action, mais d’abstraction..

En parlant d’abstraction, j’ai rencontré aujourd’hui une boîte. Mais pas n’importe laquelle.

Une boîte rectangulaire revêtue d’un tissu vert-bleu de style asiatique. À l’intérieur s’y trouverait l’espoir : un désert miniature qui évoque l’infini, deux rangées de blocs de bois noirs agencées de manière symmétrique, et une lumière opaque, au centre du QG de l’Espérance, qui illumine ce paysage dénudé. La configuration cartésienne, en contraste avec l’aspect mystique de l’oeuvre, m’intrigue. L’intérieur, tapissé avec du papier journal, traduit l’incommensurable quantité d’informations et de connaissances qui sont chaque jour à notre portée. 

C’est ainsi qu’un de mes amis conçoit l’espérance et a tenté de la représenter. Une hymne aux multiples savoirs et aux innombrables opportunités qui nous tendent les bras.

Je me suis cependant longuement questionnée sur le choix de la boîte. Serait-ce une fatalité que nos espoirs sont vains? Pourquoi les confiner à l’intérieur d’un objet?

J’ai pris la liberté, ce soir, de disséquer une citation qu’un échange m’a inspirée. Vous pouvez faire de même et contribuer ainsi à la réalisation d’un de mes nombreux espoirs: celui de découvrir que derrière ce blog se cachent quelques lecteurs…

Morgane

mai 25, 2007 - Posté par refletdesstagiaires | Morgane Lapeyre, Uncategorized | | Un commentaire

Un commentaire »

  1. Salut Morgane,

    Un blogue est comme une semence que nous jetons dans la terre du cyber-espace. La semence fait ses racines, se propage lentement. Il commence à fleurir avec le temps.

    D’une part, si tu regardes tes statistiques, tu peux y voir qu’il y a, tous les jours des lecteurs à votre blogue. Il y a certaines journées ou les statistiques montent tout de même assez haut. D’autre part, le cyber-espace est un média originale qui permet de conserver ce qui est écrit. Les textes d’aujourd’hui peuvent être lu par de nouveaux visiteurs dans les jours et les semaines qui vont suivre.

    Un jour, un texte peut s’emflammer. Ces sousbresauts sont hors de notre contrôle. Un exemple concret. À l’automne dernier, le magazine L’actualité, dans sa chronique “En commencant par la fin” nous parle de cette banane volante, financé par le conseil des arts du Québec et du Canada. Au coût d’un million, la banane prendra son envol au Mexique pour se tenir dans le ciel du Texas, au-dessus de la résidence de Georges Bush.

    Étant très impliqué dans le Hip Hop, la culture underground des jeunes, je n’ai pu m’empêcher de commenter cette nouvelle. Six mois plus tard, la banane volante financé par le Conseil des arts fait la une du Journal de Montréal, passe aux nouvelles de TQS, TVA et Radio-Canada. Beaucoup de gens cherchent des informations sur Internet pour en savoir plus. Mon texte, déjà vieux de six mois était un des rares textes qui parlaient de cette banane volante. Mon blogue a battu des records d’achalandage pendant la semaine.

    J’ai eu d’autres textes comme celui-là qui s’est enflammé dans d’autres occasions. On ne sait jamais quel texte et pour quelle raison, mais nous avons des semences, prêtes à éclore, qui peuvent se réveiller à tout moment.

    Un blogue est comme une infinité de petites bouteille jetées à la mer. Elles portent leurs messages. Tôt ou tard, chacune de celles-ci pourra trouver son port et le message sera livré.

    Au plaisir de te lire.

    Raymond

    Commentaire par raymondviger | mai 25, 2007 | Répondre


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