Reflet des stagiaires

Les anecdotes et la vie des stagiaires en journalisme pour Reflet de Société

Les différences indigènes

Les différences indigènes

On nous avait dit, lors de notre visite dans la réserve de Grano de Oro, de ne pas se faire d´idée générale sur les indigènes au Costa Rica. On nous avait dit que chaque territoire, si ce n´est chaque village, a sa propre culture. Nous en avons maintenant la preuve.

Grâce à d´excellents contacts, nous revenons de deux journées où nous avons pu infiltrer Terrabà et Salitre, deux territoires autochtones du sud du pays. Ce que nous avons vu là-bas ne ressemblait en rien à Grano de Oro.

Ce qui m´a d´abord surpris chez les gens que nous avons rencontrés, c´est leur façon de… se nourrir. Oubliez le supermarché, oubliez le robinet! La terre des montagnes et l´eau des rivières permettent aux indigènes de ces deux territoires de s´autosuffirent en termes d´alimentation. Et quand un d´entre eux en arrache, les autres autour viennent à l´appui. Ainsi, j´ai pu manger du cochon mort depuis une seule journée, des fruits à la tonne, du riz et du café cultivés à même l´arrière-cours. Pour ces indigènes, c´est comme ça à longueur d´année.

Ce qui fait d´eux des peuples très accueillants, et très organisés aussi. La démocratie est maître dans ces régions du pays, une démocratie à laquelle plusieurs tiennent à participer. Jeudi matin, nous avons assister à une rencontre communautaire à Terrabà. Le sujet du jour: le projet hydroélectrique que veut impanter le gouvernement sur leurs terres. Tous les points de vue ont été entendus et tous ont pu poser leurs questions. Une commission a également vu le jour, créée de quelques villageois représentant les différentes parties du territoire de Terrabà, afin que la population puisse rester à jour sur la question du projet hydroélectrique. Un vote aura lieu d´ici un an pour approuver ou non le projet. Et ce qui m´a le plus étonné, c´est que pour un territoire de 1500 habitants éparpillés dans 10 000 hectares de montagnes et de forêts, une soixantaine de villageois se sont présentés à la rencontre, jeunes comme moins jeunes. Pas sûr que le même scénario se répèterait au Québec…

Par contre, à l´opposé de Grano de Oro, le dialecte originel se perd dans ces deux territoires. Tous ne parlent pratiquement qu´espagnol, sauf les (très) anciens et quelques têtes dures (ou coeurs tendres). A Terrabà, une école existe depuis peu pour permettre aux plus jeunes de poursuivre la tradition… mais très peu y vont, l´école espagnole prenant dejà toute la place dans leur vie.

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En ce qui a trait à notre projet à nous, nous nous réunissons aujourd´hui à San José pour les 3 dernières journées. Un petit rush, puis retour au pays. Je vous reviens donc une fois sur le territoire québécois. D´ici là, je récolte les informations manquantes et profite de mes derniers instants au Costa Rica.

Hasta luego!
Gabriel.

juin 15, 2008 - Posté par refletdesstagiaires | Gabriel Alexandre Gosselin, Stage international, Uncategorized | , , , | Pas encore de commentaires

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