Reflet des stagiaires

Les anecdotes et la vie des stagiaires en journalisme pour Reflet de Société

La Petite Patrie

La Petite Patrie et le Café-Graffiti vont travailler en concert pour réaliser un projet de murale. Mathieu L’espérance, un éducateur spécialisé de l’endroit, et Élodie sont rentrés en contact grâce à un résident qui fréquente le Café. Dans le cadre de ce projet, le logement supervisé de la Petite Patrie a comme objectif l’appropriation des lieux par les résidents. Pour ce faire, ils ont optés pour la création de murales et de toiles pour décorer leur fumoir, leur salon communautaire et leur cabine téléphonique. Ils font appel au Café-Graffiti pour aider dans la conception et l’organisation de ces projets.

 

Afin de mieux apprendre à connaître ce logement supervisé, voici quelques informations pertinentes. La petite patrie a comme mandat la réadaptation de l’individu dans la communauté. Cette ressource s’adresse à une clientèle souffrant de troubles sévère en santé mentale (Axe 1 et 2 selon le DSM-IV). Tous les résidents sont extrêmement différents et éprouvent des problèmes variés. Un des obstacles fréquents est de quitter le logement supervisé seuls. Cette difficulté se manifeste en tant que phobie des transports chez certains résidents. Plusieurs ont des troubles de santé mentale et ils sont habitués d’être extrêmement encadrés. Pour leur venir en aide, la petite patrie privilégie une approche humaniste de réduction des méfaits. Toutefois lorsque l’individu éprouve des difficultés de réadaptation plus importante un cadre plus “cognitivo-comportemental” s’avère nécessaire.

 

Les intervenants de la petite patrie restent créatifs et productifs afin de permettre aux résidents d’habiter un milieu stimulant. Des projets comme celui avec le Café-Graffiti procurent aux résidents une appropriation du milieu. En plus d’organiser des activités avec les résidents, comme une sortie au musée des arts contemporains, les intervenants offrent des consultations personnelles au besoin, c’est-à-dire qu’ils suivent les résidents dans leur cheminement et sont disponibles pour discuter. Ils cohabitent dans le logement supervisé en dînant et soupant avec les résidents.

 

Sommes toutes, l’objectif de ce projet est la réadaptation dans la communauté des résidents de La Petite Patrie à travers l’art et l’appropriation de leur milieu de vie. Les intervenants en charge de ce projet travaillent en collaboration avec le Café-graffiti pour réaliser ce projet au courant de l’année 2009. Plusieurs résidents extrêmement talentueux s’inspirent des sorties pour apporter des idées au projet. J’ai vraiment hâte de voir le fruit des efforts de tous les participants.

Stagiaire en intervention

Sophie

avril 15, 2009 Posté par refletdesstagiaires | Uncategorized | | 2 commentaires

Décroissance et développement durable : utopie bourgeoise ou réalité écologique ?

Le terme de décroissance est venu ces dernières années concurrencer férocement la question du développement durable.

Qu’en est il aujourd’hui ? Quels sont les enjeux de ces deux modèles économiques dit respectueux de l’environnement ? Sont ils viables dans le contexte actuel d’extrême pauvreté de certains pays ?

Pour répondre à toutes ces questions, il est nécessaire de s’interroger sur la définition même et l’origine de ces concepts.

Un développement durable insoutenable ?

Le développement durable est la première fois énoncée par la ministre de l’environnement norvégienne Gro Harlem Bruntland en 1987 dans un rapport qui porte son nom.

Ce rapport définit alors que le développement durable est « « Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. » Évidemment cela reste vague bien que ce principe est devenu le filin conducteur des politiques environnementales mais aussi économiques adoptées par diverses instances internationales ou nationales durant la dernière décennie.

La directive la plus connue est le protocole de Kyoto ratifié par 172 pays à l’exception notable des Etats-Unis (bien que nous pouvons espérer un changement de cap de la nouvelle administration Obama). Ce sommet a permis d’engager des mesures concrètes en ce qui concerne la baisse d’émission des gaz à effet de serre obligeant les pays signataires à diminuer ces émissions.

Mais ce protocole est plein de défauts venant autant du système qui l’a instauré que ceux qui tentent de l’appliquer. Lorsque l’on évoque le système, on pense au capitalisme et en particulier à la mondialisation et au libre-échange, en effet Kyoto permet à chaque pays de disposer d’un permis de polluer basé sur sa population et sa part de production dans le commerce mondial, mais là où se pose un problème, c’est la possibilité de revendre ou d’acheter ces dits permis entrainant un commerce de la pollution réduisant à néant les limites imposées. À cela s’ajoute le fait que l’on demande le même effort à un pays occidental développé type Union Européenne, qu’à un pays en voie de développement type pays d’Afrique Noire, seulement leurs capacités sont bien différentes, l’un vit tandis que l’autre survit, l’un se soucie de son avenir pendant que l’autre affronte le présent.

Pour le moment le développement durable et parfois dit soutenable ne l’est pas pour tous, car ce concept fut créé sans concertation et sans tenir compte des réalités de la planète, et l’on ne peut pas nous demander de faire passer la planète de manière prioritaire tant que tous les hommes ne sont pas capable de subvenir à leurs besoins essentiels (nourriture, eau, logement, soin, alphabétisation…).

La décroissance, faut il faire passer la planète avant l’être humain?

Dans une perspective bien différente et avec des moyens autres, la théorie de la décroissance prend de plus en plus de place dans le débat public.

À la base, cette théorie économique est développée par Nicholas Georgescu-Roegen, homme politique roumain et universitaire. La base est une contestation de l’idée que la croissance économique pourrait être durable en raison de la raréfaction des ressources naturelles, et des dommages sur le climat et l’écosystème.

Cette théorie a surtout été reprise par des mouvements proches de l’extrême-gauche ou par des organismes comme Attac. Se dire de la décroissance revient à se battre contre le système lui-même puisque nous évoluons dans une société productiviste qui vise toujours un meilleur rendement au moindre coût.

Les théories économiques restent souvent à l’état abstrait avec une forte difficulté de démonstration mais si l’on y regarde de plus près toutes les conditions pour arriver à une décroissance sont réunies, épuisement du pétrole mais aussi du gaz, du charbon, du cuivre, du nickel ou du cobalt. Or sans ces ressources, les principales industries mondiales (automobiles, acier, construction…) sont vouées à produire moins s’ils s’adaptent ou à disparaître s’ils restent sur la même lignée de production.

Malheureusement, encore une fois, les partisans de cette perspective économique oublient que tous les êtres humains ne peuvent pas ralentir leur production, que nous vivons dans un monde où la croissance est le leitmotiv de toute économie qu’elle soit capitaliste ou socialiste, et bien que certains pays, comme le Brésil, sont parvenus à diversifier leur production dans un but de préservation des ressources (la production d’éthanol par exemple), de nombreux pays d’Afrique ne disposent ni du climat, ni de la formation adéquate pour se lancer dans de telles diversifications.

La décroissance est une belle utopie, qui si on veut qu’elle fonctionne, doit être faite de façon globale et donc que les pays dits riches soient en mesure de supporter leur propre baisse de production et celles de leur voisin moins développé. Et je crois que tout le monde peut s’accorder à dire que l’altruisme n’est pas la ligne directrice des pays développés.

La crise économique est liée d’une certaine façon à la crise écologique et la réponse qui doit être donnée ne peut être que globale, et non pas localisée. C’est l’occasion de refonder un système qui pour le moment ne favorise ni l’Homme, ni la planète. La réunion du G20 à Londres n’a finalement était qu’une mascarade où l’on a joué le jeu du politiquement correct avec la liste dévoilée des paradis fiscaux, ou les aides données au Fonds Monétaire Internationales qui continuera d’appliquer des politiques d’ajustement typiquement occidentales dans des pays qui ne le sont pas.

Robin Drevet

 

avril 5, 2009 Posté par refletdesstagiaires | Robin | , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 5 commentaires

Jamaïca Association Of Montreal

Le Café graffiti a récemment accueilli un stagiaire en réinsertion au travail qui provenait de l’organisme communautaire Jamaïca Association Of Montreal. Pendant trois semaines, le jeune artiste est venu réaliser des toiles à la canette. Roxanne Brown, la coordonatrice de projet de son programme « Back on track », supervisait son cheminement à l’aide des intervenants du Café graffiti. Voici la présentation de certaines informations concernant cet organisme qui travaille en partenariat avec le Café graffiti.

 

L’association jamaïcaine a été fondée en 1962 peu après que la Jamaïque ait obtenu son indépendance. Elle est devenue une association reconnue en 1970. Depuis ses débuts, l’association attire de plus en plus de membres. Elle est maintenant l’association qui représente officiellement la communauté jamaïcaine de Montréal au niveau fédéral, provincial et municipal. Le mandat de cet organisme est d’aider à améliorer et enrichir la qualité de vie de la communauté jamaïcaine. Ils aident les personnes anglophones à se trouver des emplois et à faciliter leur insertion dans la société. La clientèle de cet organisme est très variée. Ils apportent de l’aide à tous les personnes faisant partie de la communauté jamaïcaine anglophone de la région de Montréal. Tous peuvent bénéficier des services : les personnes âgées, les familles qui vivent sous le seuil de la pauvreté, les jeunes femmes mères, les adolescents, etc. Plusieurs immigrants bénéficient de services pour favoriser une insertion enrichissante dans la société montréalaise.

 

Cette clientèle a la chance de pouvoir bénéficier de plusieurs différents services. Ils ont une banque alimentaire où les usagés peuvent venir chercher de la nourriture gratuitement ou pour le coût de deux dollars. Les samedis il y a un programme pour les familles qui permet aux jeunes enfants de se réunir et de faire des lectures ensembles. Des étudiants de l’Université de Concordia viennent animer ces cercles de lecture. Parfois, ils font d’autres activités comme de l’art visuel ou des sorties. L’organisme donne des cours d’informatique débutants et des cours de français (débutant, intermédiaire et avancé). The Jamaïca Association of Montreal s’engage au niveau social, politique, économique, éducatif et culturel. Il souhaite que l’intégration de la communauté jamaïcaine et celle de la communauté noire en général se fasse bien dans la ville de Montréal et dans toute la province du Québec.

 

Sommes toutes, cet organisme a des objectifs particuliers qui se sont bien jumelés aux objectifs du Café graffiti. Dans le cadre d’un stage de trois semaines dans le domaine des arts, le jeune a pu bénéficier d’un cours avec un graffeur professionnel, de toiles et de canettes et d’un lieu pour peindre. J’ai partagé des expériences très enrichissantes avec leur stagiaire. Je crois que nous avons tous les deux acquis des connaissances bénéfiques à nos cheminements que ce soit dans le domaine des arts ou dans le travail social.

 

Sophie Moreau-Parent

stagiaire en intervention

avril 3, 2009 Posté par refletdesstagiaires | Uncategorized | | Un commentaire

Le monde: des cultures de toutes les couleurs

Hier, c’était notre dernière journée de cours, pour toute notre formation technique collégiale. Déjà, certains de mes camarades sont partis du Saguenay et pendant les prochains jours, nous nous dispercerons à travers tout le Québec pour nos stages. Pour ma part, c’est à Reflet de Société que je serai. Quoi qu’il en soit, nous devrons continuer nos préparatifs pour notre départ au Vietnam à distance. En tout cas, nos billets d’avions sont maintenant réservés: du 13 mai au 13 juin 2009!

Pour notre dernière journée officielle d’école, nous étions en épreuve synthèse. Ma classe et moi devions écrire suffisamment d’articles pour remplir les 12 pages d’un journal… (Finalement, nous avons fait 14 pages sans publicité et avec peu d’images, ça a plutôt bien été!) Là où je veux en venir, c’est que pour l’un de mes articles, je me suis déplacée au Festival Multiculturel de l’UQAC. La première personne à qui j’ai parlé en arrivant dans la salle où se tenait le festival, ce fut la femme qui vendait des jonquilles pour la lutte contre le cancer. J’avais à peine 3,25$ en poches, mais avec ça, je pouvais tout de même en acheter une ou deux; je me suis dit que je repasserais en prendre en sortant, pour ne pas les traîner dans ma recherche d’information. C’était une bonne cause et j’aime beaucoup les fleurs!

Une dizaine de kiosques avaient été intallés et étaient tenus par des étudiants internationaux qui présentaient des objets de chez eux et parlaient aux intéressés de la culture de leur pays. Il y avait bien peu de visiteurs de ces kiosques, toutefois. Peut-être parce que c’est intimidant de venir délibérément à la rencontre de personnes assis derrière une table qui attendent; qu’est-ce qu’on leur dit? Comment on les aborde? Et en plus, ces personnes de différentes cultures semblent assez différentes de celles qu’on côtoie tous les jours au Saguenay – Lac-Saint-Jean, à peu près toutes québécoises de souche…

Je me suis tout de même approchée de quelques kiosques, j’ai observé les objets posés là et posé quelques questions auxquelles on me répondait en souriant. J’ai même reçu en cadeaux un magnifique poème amérindien traduit en français et une feuille sur laquelle étaient inscrits les noms des 7 objets commençant par la lettre ‘S’ que les Iraniens mettent sur leur table au nouvel an. Mais sutrout, j’ai parlé avec un jeune Sénégalais, au Québec depuis trois ans. Parmi tous les pays de la Terre que je veux visiter (c’est-à-dire tous les pays de la Terre tout court), il y en a quelques uns qui ont pour moi une certaine priorité, et le Sénégal en fait partie. La raison est simple: je parraine une jeune fille de là-bas, Fatoumata Balde, 11 ans maintenant. (L’étudiant sénégalais a d’ailleurs corrigé ma prononciation de son nom.)

Oui, le Festival Multiculturel est une bonne occasion de faire connaître son pays, me dit-il. Surtout que certains ne savent pas que l’Afrique est un contient, qu’ils croient que c’est un pays, même parmi les étudiants universitaires, qu’il affirme! Je croyais qu’il n’y avait qu’aux États-Unis qu’une telle ignorance pouvait exister… Décidemment, tout ce qu’on affirme sur les Américains est dû principalement au fait que dans leur cas, on le sait… Alors je demande au jeune Sénégalais si le festival aident les étudiants internationaux à s’intégrer, mais il me dit que ça, ce n’est que pour l’image, ça ne les aide pas vraiment. Il croit aussi que pas plus de 5% des étudiants sont intéressés à en apprendre sur leurs cultures différentes.

Que ce soit pour cette raison ou pour une autre, il était vrai que les kiosques n’étaient pas un succès incontestable, loin de là. Et c’est bien dommage, parce qu’on pouvait en apprendre beaucoup en discutant avec ces étudiants. C’était comme voyager, mais en moins cher et moins compliqué. Et voyager, voir et côtoyer différentes cultures, différentes manières d’être et de faire, ça permet de comprendre que le monde est fait de nuances, que ce que l’on connaît n’est pas vérité universelle. C’est pour ça qu’on dit que voyager forme la jeunesse!

Ousseynou Diop, que s’appelait le Sénégalais. Il m’a donné un truc pour me rappeler de son prénom: «Ou c’est lui, Ousseynou (ou «cé» nous).» Il était habitué à la rareté de son nom au Québec. Il m’a expliqué qu’il était jumeau et qu’au Sénégal, deux jumeaux garçons avaient tel et tel noms. Le deuxième des deux s’appelait donc automatiquement Ousseynou. Et le surnom d’Ousseynou se prononce «wase»; c’est ce nom-là que l’étudiant a appris aux enfants avec lesquels il travaille, au Pavillon sportif de l’UQAC. Il m’a dit aussi qu’il se savait chanceux de pouvoir étudier au Canada, que ça lui assurait de bien meilleures études que ce qu’il aurait pu avoir dans son pays natal. Et si sa famille n’avait pas été assez à l’aise financièrement, il est certain qu’il n’aurait pas pu venir dans notre pays, même avec la bourse qu’il a reçue. C’est un pays pauvre, le Sénégal. Il y a bien les enfants des ministres, là-bas, qui sont bien aises de partir étudier et de n’avoir pas à travailler, mais bien qu’il ait la chance d’étudier ici, Ousseydou ne peut pas se permettre de ne pas travailler. Et il doit, en plus, avoir de fort bons résultats en tout temps, parce que c’est là la condition pour que ses études ne lui coûtent pas plus cher qu’à des Québécois, pour que le gouvernement lui paie la même part. Plutôt stressant, qu’il avoue.

Il me fallait partir du Festival Multiculturel puisqu’il me restait des articles à écrire. Avec tout ça, j’en ai malheureusement oublié mes jonquilles. Malgré tout, je me sentais enrichie par la conversation que je venais d’avoir. Peut-être suis-je un peu plus près de la sagesse!

Valérie C.

avril 2, 2009 Posté par refletdesstagiaires | En DIRECTion du Viêt-Nam, Uncategorized | | Un commentaire

Un travail d’équipe

Le Café Graffiti et Éducaloi ont décidé de travailler ensemble dans le but d’organiser un projet qui s’appelle Les couleurs de la justice. Certains artistes du Café, comme Rémi et Arpi ont amené leur appui à Daniel Lauzon, le directeur artistique du Café. Ensembles, ils ont apporté leur touche personnelle à la mission d’Éducaloi. Le projet consiste à donner des ateliers sur la justice au Québec accompagnés d’ateliers sur le graffiti. À la fin de ces ateliers, afin de conclure le projet, les jeunes réalisent une murale ayant comme thème la justice.

En fait, Les couleurs de la justice a été initié par certains coordonateurs de projet d’Éducaloi qui sont rentrés en contact avec le Café-Graffiti. Ils voulaient trouver un moyen efficace pour attirer les jeunes à participer aux ateliers sur la justice. Le graffiti leur a semblé comme un bon moyen. En combinant justice et graffiti, Éducaloi a pu mettre à la disposition de plus de jeunes de l’information juridique de qualité, diffusée dans un langage simple et accessible. En plus de bénéficier de temps pour apprendre sur le système de justice québecois et de pouvoir avoir des réponses à leurs questions, les jeunes ont la chance d’apprendre sur l’historique du graffiti et sur la conscience sociale qui l’entoure. De plus, ils apprennent des techniques de dessin et de peinture à la cannette. La réalisation d’une murale supervisée par un graffiteur expérimenté couronne leurs apprentissages.

C’est en 2008 que les premiers ateliers et les premières murales ont été réalisés. Des groupes de jeunes issus de maisons de quartier ont démontrés de l’intérêt pour le projet et se sont engagés à participer aux différentes rencontres. Déjà, durant leur première année d’opération, les responsables ont animé plusieurs ateliers et les participants du projet ont réalisés deux murales dans différents quartiers de Montréal. En 2009, le Café Graffiti et les coordonateurs de projets comptent réaliser trois autres murales avec trois nouveaux groupes de différentes maisons de quartier. Ils ont déjà certains candidats possibles pour les prochaines murales comme L’hôte maison et le Centre des jeunes de St-Sulpice. L’année passée, trouver un mur et maintenir l’engagement des jeunes ont été les choses les plus difficiles à réaliser. Le lapse de temps trop grand entre les ateliers a rajouté de la difficulté concernant le maintient de l’engagement des participants.

Enfin, j’ai vraiment hâte de voir la formation de nouveaux groupes de jeunes et la réalisation des prochaines murales. La créativité est une très bonne façon d’exprimer ses frustrations et de faire part de ses opinions sur plusieurs sujets. Les ateliers qu’anime Éducaloi informent les jeunes sur leurs droits et leurs responsabilités. En étant informer, ils peuvent faire des choix plus éclairées. La réalisation d’un projet artistique sur le thème de la justice permet aux jeunes de ventiler leurs sentiments face au système de justice du Québec. Somme toute, ce projet est une belle initiative de ces deux organismes communautaires.

Sophie Moreau-Parent
Stagiaire en intervention

mars 26, 2009 Posté par refletdesstagiaires | Uncategorized | | Un commentaire

Spaghetti, chocolat, magazines et ménage: on continue!

Samedi soir passé, avait lieu le souper-spaghetti au profit de notre stage journalistique au Vietnam, au Bistrot du Fjord de Chicoutimi. Je ne savais pas à quoi m’attendre vu que je ne connaissais pas ce bistrot, mais comme quelques uns de nos amis avaient décidé que c’était l’événement du mois et que c’était un absolu, la vente des billets avait assez bien été. Ce n’était peut-être pas aussi formidable qu’on voulait bien le croire, mais ce n’était pas mal non plus, ça s’est assez bien passé. Considérant que la grande majorité d’entre nous viennent de l’extérieur de la région, j’étais la seule qui avait de la famille au souper. Comme on nous avait permis d’amener des enfants pour l’occasion dans cet endroit habituellement réservé aux majeurs, mes quatre petites sœurs et mon petit frère étaient là, en plus de mes parents, mon beau-frère, mes trois grands-parents, ma tante, mon oncle et mes deux jeunes cousins; ne manquait que mon grand frère, trop loin pour venir. Drôle de mélange avec le reste des personnes présentes, toutes des étudiants! Mais pour ce qui est de l’objectif de financement, ce fut assez bien rempli. Nous en avons aussi profité pour vendre tout plein de chocolat en dessert et quelques magazines du Costa Rica du groupe de l’an passé aux intéressés. Par contre, j’ai oublié de parler de nos fameux billets de tirage pour courir la chance de gagner le ménage d’une maison par nous-mêmes…

Donc, le financement continue, encore et encore. Nous sommes encore bien loin de couvrir tous les frais du projet, mais nous faisons notre possible pour en ramasser au moins une bonne part. Nous sommes maintenant huit participants, une de nos comparses ayant choisi de se consacrer plus entièrement à son stage et à sa future carrière. Nous devons d’ailleurs tous nous préparer pour notre stage, ces temps-ci, car il faut préciser que nous avons un autre stage à faire avant de partir au Vietnam, un stage officiel pour compléter notre formation collégiale en journalisme. En plus, ces stages seront partout à travers le Québec, au mois d’avril, donc les choses se compliqueront pour notre préparation vietnamienne. Pour ma part, je suis en démarche pour faire mon stage à Reflet de Société. J’espère que tout fonctionnera bien en ce sens, maintenant que j’ai appris à mieux connaître l’organisme grâce à notre projet de stage journalistique à l’étranger!

Je vous en donnerai des nouvelles!

Valérie C.

février 23, 2009 Posté par refletdesstagiaires | En DIRECTion du Viêt-Nam | | 2 commentaires

Le projet avance!

Il y a longtemps que je n’ai pas écrit les développements de notre projet de stage journalistique au Vietnam, mais ce n’est certes pas qu’il n’y a pas eu de développement!

Au début du mois de décembre, quelques uns parmi nous avons participé au Congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), au Château Frontenac. Nous avons profité de notre présence pour nous installer une table de vente de magazines, entre les ateliers, mais cela a été fort peu fructueux, notre table étant dans un coin sombre et reculé et l’atmosphère étant plus à la discussion libre qu’à la visite d’un kiosque. J’ai tout de même beaucoup apprécié de participer à cet événement, en tant qu’étudiante en journalisme. Il était possible, là-bas, de discuter avec des gens de tous domaines du métier; ainsi, en plus des différents ateliers auxquels j’ai pu assisté et participé, ce rassemblement m’a permis de faire la rencontre de gens très intéressantes.

Ensuite, il y a eu le temps des fêtes. Nous avions mis au point une letttre de demande de commandite et un document de présentation de notre projet afin de profité des vacances pour rechercher des commanditaires de tout genre. Nous avions aussi (et avons toujours) à vendre du chocolat (chocolat Lulu du Saguenay – Lac-Saint-Jean, délicieux!), nos fameux magazines du Costa Rica et des billets de tirage pour gagner le ménage de sa maison (avis aux intéressés!). Et le 21 février, il y aura un souper-spaghetti au profit de notre voyage au Bistrot du Fjord de Chicoutimi. Notre campagne de financement continue, doucement mais sûrement!

Notre projet se précise de plus en plus. Nous sommes maintenant neuf étudiants à faire partie du groupe, en plus de Marie-Sophie, notre accompagnatrice de Reflet de Société, qui était du groupe de l’an passé, et possiblement d’un Vietnamien d’origine qui connait bien le pays et sa langue, mais ce n’est pas encore certain de ce côté. Je travaille actuellement sur de possibles correspondances que nous pourrions entretenir avec des médias de la région des Bleuets pendant notre séjour en Asie. Et ce matin, huit d’entre nous (seule Valérie L. ne pouvait pas) sommes allés rencontrer le maire de Saguenay, Jean Tremblay, qui est allé à deux occasions dans ce pays que nous visiterons, dont une fois à l’automne dernier. Il nous a donné un aperçu de la perception qu’il avait eu du Vietnam. J’ai hâte d’y être! J’ai hâte de constater par moi-même l’anarchie dangereuse du trafic et toutes les autres coutumes et façons de faire qui diffèrent de ce que nous connaissons. “Cette expérience nous permettra notamment de découvrir une culture et une langue étrangères. Nous serons sans doute confrontés à des pratiques étonnantes qui nous mèneront à aiguiser notre sens critique et à nous ouvrir davantage aux différences.”, exprimons-nous dans notre lettre de demande de commandite. Je n’ai pas grand doute sur le fait que ce sera vrai!

Nous poursuivons nos démarches; il nous faut penser aux différents vaccins et médicaments nécessaires, faire du porte-à-porte pour vendre, continuer les demandes de commandite, nous informer sur le pays et choisir des thèmes à approfondir par nos observations au Vietnam. Nous avons même une formation pré-départ prévue en mars, histoire de consolider le groupe. Vivement l’aventure!

Valérie C.

février 3, 2009 Posté par refletdesstagiaires | En DIRECTion du Viêt-Nam | | Pas encore de commentaires

Les orientations sexuelles : on a tous des reproches à se faire

La décision de faire un billet sur les orientations sexuelles me vient de réflexions de plusieurs semaines.

Je ne vais pas faire un rappel de qui peut être quoi et comment on le devient, je pense que tout le monde est déjà plus ou moins au courant.
Je voudrais plutôt aborder les difficultés ressenties par toute personne qui se découvre que ce soit hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle.
Pour cela je vais les voir les unes après les autres.

Commençons par l’hétérosexualité, cela peut paraître étrange mais il y a de nombreuses difficultés aujourd’hui à vivre une vie épanouie hétérosexuelle. Bien sûr l’épanouissement y est plus simple, l’acceptation ne pose pas de complications particulières non plus pourtant la société nous impose des comportements contre lesquels il est souvent bien dure de se révolter.

La question de l’hypersexualité et de la question de la femme en est une première, la petite fille se voit souvent enfermée dans le modèle de la Femme hétérosexuelle comme un objet qu’il soit de désir ou de service. Le garçon se voit presque imposé d’avoir sa première relation sexuelle avant l’âge adulte ou de mentir pour ne pas rester «le puceau» de son groupe d’amis (voir le nombre de films fait sur cette problématique). L’homme reste aussi enfermé dans des règles hétérosexistes qui se sont vus révélées par la montée des courants féministes ces 30 dernières années. Car finalement vouloir exposer sa virilité, se montrer puissant et protecteur, chercher l’affrontement, est ce un réel choix ou des comportements imposés par des normes dont le non-respect entraine des conséquences gênantes voir désastreuses (raillerie, confiance en soi, estime, suicide…)?

Pour ce qui est de l’homosexualité, il y a trois aspects principaux à observer.
Tout d’abord se l’assumer à soi, cela rejoint un peu le dernier point soulevé sur la question de l’hétérosexualité, lorsqu’un homme ou une femme se sent attirer par des personnes de même sexe que lui, il/elle se sent étranger, rejeté(e) même si ce n’est pas le cas, et souvent il y a une période de refus de l’accepter car il faut alors désapprendre ce qui a été enseigné.

Après l’avoir assumé en soi, il faut pouvoir le dire autour de soi, souvent en premier à des amis proches puis sa famille mais de nombreux facteurs se mettent en opposition: religion, morale, préjugés, incompréhension, peur… et c’est dans ces périodes que l’on voit les plus haut taux de suicides dans la jeunesse.
La dernière étape c’est la vivre cette homosexualité, et malgré les avancées incontestables faites dans de nombreux pays, l’homophobie est toujours fortement présente, de plus le monde homosexuel n’est pas toujours simple à aborder. C’est le paradis de l’individualisme, du paraître, de l’inconscience permanente et de l’éphémère, mais ne pas le fréquenter c’est se créer des difficultés sur la possibilité de trouver un partenaire, et malgré Internet et la multiplication des sites de rencontre, la solitude sentimentale est très forte chez les homosexuels (plus souvent homme que femme), solitude se renforçant fortement dépassé l’âge de 30 ans.

 
Le dernier point et non le moindre qu’est la bisexualité n’est pas un mélange des deux premières orientations, il en existe plusieurs, certaines personnes sont à dominante hétérosexuelle, d’autres homosexuelle, et les facteurs du désir physique et de la relation sentimentale fait beaucoup varier la façon de vivre leur sexualité. Les hétérosexuels voient souvent les bissexuels comme des personnes qui veulent être à la mode (la femme bisexuelle est souvent vue comme une «salope» tandis que l’homme s’assume rarement). Quant aux homosexuels, ils rejettent les bissexuels car vus comme des homos qui ne s’assument pas.

 
En bref cette dernière orientation est souvent niée rendant l’existence de ces personnes encore plus difficiles.
A cela s’ajoute le certain manque de satisfaction avec l’un ou l’autre des partenaires, surtout que l’on ne trouve pas les mêmes attentes selon le sexe du partenaire, de plus les relations sociales sont rendues plus difficiles d’accès car l’on croit toujours à une certaine ambiguïté.

Pour conclure, on peut donc dire que les orientations sexuelles sont en changement constant de leur identité, dans une construction permanente les unes par rapport aux autres. Et c’est lorsque que chacune d’entre elles s’acceptera dans ses différences et ses complémentarités que les inégalités et l’épanouissement pourra se faire, tout le monde y sera gagnant. La diversité sexuelle est un trait normal de la vie en générale qu’elle soit animale ou humaine, et sur ce point nous avons encore beaucoup à parcourir par rapport à nos amis à poils, à plumes etc.

Robin Drevet

 

février 3, 2009 Posté par refletdesstagiaires | Robin | , , , , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Verdict

Verdict

Après 4 mois passés dans les locaux du journal Reflet de Société, il est venu le temps pour moi de faire mes bagages et de migrer vers d’autres horizons.

Je me suis senti donc l’envie de donner mes impressions sur ce que j’ai vécu ici et les faire partager aux prochains stagiaires de ce journal.

C’est avec un peu d’appréhension que j’y suis arrivé ne sachant pas trop dans quoi je m’embarquais alors car bien que les sujets m’intéressaient, je ne savais pas si la voie du journalisme serait le meilleur moyen de parvenir à mes fins.

Car oui je ne suis pas venu ici pour faire du journalisme, aussi étrange que cela puisse paraître, j’étais en premier lieu intéressé par les domaines ciblés, et je me demandais si la presse écrite pouvait réellement être utile à la cause que défend Reflet de Société. 

Qu’est je donc retenu de cette expérience ?

Tout d’abord le partage est nécessaire pour faire avancer toutes ses causes, et dans le terme de partage j’entend le fait d’offrir à des personnes curieuses le droit de comprendre et de savoir comment notre monde tourne, de montrer avec un regard le plus neutre possible ce qui se passe réellement juste à côté de chez nous mais que l’on ne voit pas ou que l’on ne veut pas voir.

Ensuite j’ai compris que le journalisme est seulement un moyen et non une fin en soi, c’est-à-dire que les personnes qui y voient seulement un métier, une manière de vivre, un emploi n’ont pas compris la fonction du journaliste. Nous sommes seulement des intermédiaires de vulgarisation, des plumes qui enregistrent et recrachent. Certains me diront que c’est rabaisser le journaliste à une machine sans pensée mais cela serait pourtant le meilleur de tous car donner de l’information exclu tout jugement personnel. Le journaliste ne doit jamais se mettre en arbitre ni en juge, juste en greffier.

Mais pour nuancer mes propos ci-dessus, il ne faut pas oublier que nous restons des êtres humais doués de raisons et surtout de sentiments, et qu’il ne nous est pas toujours possible de se détacher de nos sujets à traiter, mais c’est peut être aussi toute la force d’un article, d’être convaincu de son opinion tout en montrant que l’on est capable de laisser les autres opinions s’exprimaient.

Tout ce que je viens de dire, je les appris dans ce journal, et c’est à mon humble avis, une des meilleurs façons de rentrer dans la vie active.

Je souhaite que tous les futurs stagiaires qui passeront dans ces locaux y trouvent ce qu’ils sont venus y chercher ou comme moi partent à l’aveuglette et en ressortent changés.

Merci de m’avoir laissé ma chance.

Robin Drevet

janvier 30, 2009 Posté par refletdesstagiaires | Robin | | 2 commentaires

Une visite au Spectre de rue

Je suis allée visiter le Centre de jour Spectre de rue dans l’après-midi du jeudi 8 janvier 2009. Suite à ma participation à un de leurs ateliers de poésie, j’ai pu me familiariser avec l’organisme et ses différents services. Au Spectre de rue il y a un centre de jour, un centre fixe, du travail de rue, du travail de milieu, le projet TAPAJ et le projet Hépatite C. Tous ces services se retrouvent au même endroit, soit au coin de la rue Ontario et De la Visitation. Cet organisme naît dans les années 1980 sous un autre nom et se transforme jusqu’en 1994, où l’ajout du site fixe et du centre de jour le font renaitre sous le nom de Spectre de rue. Ce centre a plusieurs mandats : « Prévenir et réduire la propagation des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), du VIH/Sida et des diverses formes d’hépatites, sensibiliser et éduquer la population et le milieu aux réalités de ces personnes pour favoriser leur cohabitation et soutenir les démarches de nos membres vers la socialisation et l’intégration sociale (Spectre de rue, 2009).»

 

La clientèle du Le Spectre sont des personnes marginalisées de 16 ans et plus qui habitent le territoire du centre-ville de Montréal et qui ont des difficultés liés à la toxicomanie, à la prostitution, à l’itinérance et à la santé mentale. Le centre de jour est un endroit de répit ou les gens de la rue peuvent venir passer du temps, poser des questions et répondre à des besoins divers. Il y a une infirmière qui est présente 2 après-midi par semaine. Le site fixe s’occupe de la distribution de matériel d’injection/d’inhalation afin de prévenir la propagation d’infections transmises par le sang. De plus, ils récupèrent les seringues utilisées dans les rues de Montréal. Les intervenants du volet travail de rue se plongent directement dans le milieu des individus qui vivent des problèmes et les accompagnent dans leur cheminement. Le travail de milieu diffère grandement du travail de rue. Cet axe de l’organisme le représente au sein de la communauté en général. Ces intervenants informent et sensibilisent les gens sur les phénomènes qui sont vécus par les gens qui fréquentent Le Spectre de rue. D’autre part, TAPAJ est un projet divisé en trois étapes qui permet aux gens de la rue de faire du travail rémunéré à la journée. De cette manière, ils peuvent subvenir à leurs propres besoins. Même si cet argent n’est suffisante pour répondre à leurs besoins que pour une courte période de temps, cette aide est grandement appréciée par les bénéficiaires et permet de les encourager à continuer à gagner leur propre sous. Enfin, le projet Hépatite C offre des activités d’information et de sensibilisation pour vivre en santé même s’ils sont atteints de cette maladie.

 

Ma visite au Spectre m’a été très agréable. J’ai pu discuter avec plusieurs personnes qui ont vécus des expériences très différents de moi et qui en ont long à raconter. L’approche de réduction des méfaits et d’empowerment valorisé par cet organisme m’ont beaucoup plu. La réduction des méfaits pour être plus exact c’est une « approche centrée sur la diminution des conséquences négatives de l’usage des drogues plutôt que sur l’élimination de l’usage. (Spectre de rue, 2009) » Tandis que l’empowerment c’est d’intervenir de sorte à redonner le pouvoir aux gens qui ne croyaient pas nécessairement en avoir. En fait, c’est de les aider à réaliser qu’ils ont le pouvoir de décision et de choix, qu’ils sont les acteurs les plus importants dans leur vie. La valorisation de ces deux approches est très réaliste et efficace en ce qui concerne le milieu et la clientèle du Spectre de rue. Tous les intervenants m’ont accueilli à bras ouverts et rempli d’enthousiasme. Même extrêmement occupés, ils ont pris un moment pour m’expliquer leur rôle dans l’organisme. J’ai pu percevoir les efforts constants de ces intervenants et tout le temps qu’ils consacraient aux gens qui fréquentent le centre. Je compte y retourner au printemps pour offrir mon aide lorsqu’ils ramasseront les seringues souillées du quartier. Faute de temps je ne sais pas si je pourrai retourner passer des après-midi en compagnie de ces charmants individus. Par contre, je peux assurément affirmer que j’ai passé de beaux moments à jaser de tout et de rien, à bricoler et à faire de la poésie avec les gens du centre.

 

Sophie Moreau-Parent, Stagiaire en intervention au Café-Graffiti

janvier 21, 2009 Posté par refletdesstagiaires | Uncategorized | | 2 commentaires