Reflet des stagiaires

Les anecdotes et la vie des stagiaires en journalisme pour Reflet de Société

Marcher la tête haute

            Avez-vous déjà observé les Français marcher dans les rues Québécoises?

            Ne les avez-vous pas trouvé arrogants, fiers de leur personne?

            Cette tête hautement perchée sur leur cou ne vous as t’elle pas irrité? Sont-ils si contents de leur menton?

 

            Je rédige ce modeste billet pour mettre un terme à ces interrogations justifiées et éviter qu’un jour un Québécois ne craque et finisse par violemment apostropher son voisin maudit Français d’une tirade du style : ‘’Dégéne toi, ce n’est pas en regardant en haut qu’on atteint des sommets’’ (ce à quoi je serai tenté de répondre : ‘’Peut être que si un peu quand même’’, mais c’est un autre sujet).

 

            Une fois que vous aurez lu l’explication qui suit, vous comprendrez, je l’espère, que ce comportement ne traduit en aucun cas un sentiment de supériorité ou une fierté quelconque. Si les Français marchent ainsi, la tête levée, dans vos rues, c’est que le Québec est pour beaucoup le premier endroit ou ils peuvent agir de la sorte sans risquer une glissade ridicule sur une défection canine. En effet, les rues Québécoises sont d’une propreté éclatante comparées aux rues Françaises. Ce phénomène s’explique par une valeur qui nous fait cruellement défaut outre-Atlantique : le civisme. Voir quelqu’un en France se baisser pour ramasser la crotte de son chien est quelque chose d’assez rare et mérite même des applaudissements.

 

            Les superstitions sont elles aussi entrées dans la partie. Pour se consoler des fréquentes glissades et odeurs persistantes inhérentes à ces déjections, les Français ont adopté ce slogan :’’ Si tu marches dedans du pied gauche ca porte bonheur!’’. Ravi de le savoir mais cela ne sent pas meilleur pour autant…

 

            La municipalité de Paris ne s’est pas contentée de cette petite superstition. Pour essayer d’enrayer le phénomène elle a mis sur pied une brigade chargée de traquer les incivilités. Ces messieurs sont donc chargés, entre autre, de guetter les chihuahuas pendant la grosse commission et d’amender leur propriétaire en cas de non-ramassage. Autant vous dire que ces agents municipaux ne chôment pas.

 

            Alors s’il vous plait, la prochaine fois que vous croisez un de mes compatriotes à l’air fier, rappelez-vous qu’il ressent juste un sentiment de légèreté et que c’est votre civisme qui l’a entrainé. Ce Français vous remercie, souriez lui.

 

Benjamin

septembre 5, 2008 Posté par refletdesstagiaires | Benjamin | | Un commentaire

Les francais, sexistes?

Cette interrogation émane d’une discussion ayant eu lieu un jeudi midi avec les collègues du Café Graffiti. Raymond, en forme comme à son habitude, lance l’air taquin cette affirmation calomnieuse : « les français sont sexistes ». En infériorité numérique, je défendis ma patrie avec discrétion, histoire de ne pas m’attirer les foudres de toute l’équipe du café. Mais cet affront ne peut rester impuni, la toile et la magie du blog effacent les frontières et les nationalités, ici nous sommes tous des internautes abrités par internet.

Je me suis donc mis à réfléchir sur ce point : les français sont ils sexistes? Par extension suis-je sexiste? Pour étayer ma réflexion, j’observe les différences majeures entre les rapports femmes-hommes (notez la galanterie) des deux cotés de l’atlantique.

Une de ces différences saute aux yeux (c’est le cas de le dire vous verrez) de tout français en visite ici à Montréal : la longueur des jupes et shorts. Certaines femmes Québécoises ne semblent pas hésiter se vêtir de façon très courte et laissant apparaître ainsi leurs cuisses. Je dois avouer qu’avant mon arrivée j’imaginai que ce type de tenues émanait des délires des rappeurs américains tels que SnoopDog. Et non, il est coutume pour les femmes d’ici de sortir de la sorte.
Je ne vous cache pas que de telles tenues seraient difficiles à assumer en France. La demoiselle aux jambes apparentes se verrait importunée à chaque coin de rue, une telle tenue réinstaurant dans l’esprit du français le droit de cruisage. Mesdames, prévoyez des pantacourts pour votre prochain voyage à Paris. Sexisme me direz vous. Pourquoi une femme ne pourrait pas assumer sa féminité sans éveiller les bas instincts des hommes? Pourquoi ne pas s’habiller comme bon nous semble, sans prêter attention aux idées mal placées? Votre raisonnement se tient.

Simplement, à mes yeux et à ceux de beaucoup de mes compatriotes (Cocorico!!), de telles tenues incitent à griller des étapes. On peut comparer le rapport de séduction à un escalier qu’il faut arpenter pas à pas. Après le premier café, passons au premier diner, après le premier baisé, observons les jambes… et lorsque l’on a déjà vu les jambes, on se dit que certaines marches ont déjà été gravies, sans effort…
Le français est de plus très préoccupé par l’égalité des sexes. Si une jupe trop courte nous dérange sur une femme, c’est que nous n’aimerions pas la voir sur un ami, c’est aussi simple que ca.

Voilà pour ma petite explication. J’espère que ma mauvaise foi apparente n’aura choqué personne et que les cyber-foudres ne se déchaineront pas trop sur moi.
Vous l’aurez compris,

le français est parfois sexiste, mais il a les arguments pour l’être.

Benjamin

août 21, 2008 Posté par refletdesstagiaires | Benjamin | | Un commentaire

Invasion?

Qui sont ces personnes aux accents différents? D’où viennent-elles? Que veulent-elles? Que font-elles sur ce blogue? Sont-elles venues en amies ou doit on s’inquiéter? Est-ce le début d’une invasion? La première étape d’un long plan machiavélique destiné à prendre le contrôle du Québec en passant par la petite, mais non moins prestigieuse, porte du Journal de la Rue?

C’est pour calmer ces interrogations légitimes que je tapote aujourd’hui le clavier qui m’accompagne depuis maintenant un mois dans ma vie au Journal. Il est temps de tout mettre à plat, de rassurer les inquiets, d’apaiser les nerveux, bref de montrer pate blanche.

Nous, personnes s’exprimant bizarrement, sommes des stagiaires français (‘’maudits français’’ oui), Nawelle et Benjamin. Pour la suite de la présentation, je ne divulguerai que des informations sur ma personne. Nawelle devra s’intégrer seule, je ne suis pas encore prêt à me porter garant pour elle.

Je suis, vous l’aurez compris, Benjamin, stagiaire en marketing au Journal de la Rue jusqu’au mois de décembre 2008. Étudiant à l’école 3A de Lyon, je suis venu en ami apporter mon soutient à l’équipe du Journal de la Rue en m’intégrant à l’équipe marketing dans ses diverses missions. Je vous détaillerez tout cela plus en profondeur dans mes prochains textes.

Voila, j’espère que tout le monde est rassuré sur les intentions du maudits français, vous pouvez dormir tranquille, l’invasion n’aura pas lieux.

Benjamin

juillet 23, 2008 Posté par refletdesstagiaires | Benjamin | | Un commentaire