Reflet des stagiaires

Les anecdotes et la vie des stagiaires en journalisme pour Reflet de Société

Dur dur…

Le Vox Pop, c’est aborder les gens dans la rue avec un grand sourire qui dit tout (je vous en prie, arrêtez-vous que je termine ce vox pop avant la tombée de la nuit!!) et rien (devenu vite automatique, le sourire perd de son sens et de sa sincérité au bout d’une dizaine de refus plus au moins agréable…)

Avec pourtant en guise de micro une petite enregistreuse de la taille d’un mp3, et non pas une grosse caméra (celle qui fait peur à nombre de passants) mais une petit appareil photo numérique… Claire et moi sommes parvenues à effrayer. Faire fuir. Faire mentir.

Le vox pop donne ces pouvoirs, en effet. Nous sommes devenues tyrans ou parasites… dépendamment du point de vue. Nous voulons leurs mots, mais aussi leurs noms. Et si ce n’était tout… mais non! Il nous faut également leur photo.

Alors certains baissent les yeux pour ne pas rencontrer notre regard… au cas ou nous aurions une mini caméra intégrée dans l’oeil qui prendrait des photos à leur insu. D’autres ont le visage qui se fige à notre approche, et tout d’un coup se révèlent une passion, un intérêt tout particulier pour leur montre… L’impératif temps sous leurs yeux, ils accélèrent aussi leur pas.

D’autres encore, nous ignorent. Mais avec tellement peu de naturel! (Ce qui confirme ma conviction: ce n’est pas donné à tout le monde d’être acteur) Quoique une dame s’est mise à siffloter au son de mon “bonjour madame”… toujours en accélérant le pas… mais que de plus normal que de prendre de la vitesse sur le rythme de sa propre musique!

Mais si nous avons terminé notre vox pop hier, c’est bien parce que certains passants ont répondu à nos avances, ont été flatté par l’objectif et enthousiasmé par l’idée de paraître dans un magazine! Pas tout le monde a peur du journaliste en quête d’opinions. Nos sourires n’ont pas toujours été vexés. Heureusement.

Morgane

juin 16, 2007 Posté par refletdesstagiaires | Morgane Lapeyre, Uncategorized | | Un commentaire

Le désir d’expression

“Le journalisme est un outil pour s’exprimer”, selon Raymond Viger. Tout comme le graffiti, d’après les résultats du premier jet du vox pop réalisé par Claire et moi. Nos proies ont été unanimes: le graffiti est avant tout un mode d’expression.

Peut-être même une mode… d’expression.

L’animateur radio est écouté, le présentateur télé regardé et le journaliste lu. L’homme politique est élu et parle au nom du peuple, le criminel voit sa vie et ses travers médiatisés, les sportifs de haut niveau et les stars sont idôlatrés. Tous servent d’exemples (bons ou mauvais), offrent des moments de bonheur et de révolte ou encore font rêver leurs fervents lecteurs, leurs fidèles spectateurs, leurs citoyens ou leurs fans. Mais qui sont-ils ces lecteurs, ces citoyens, ces consommateurs? N’ont-ils rien à dire? N’ont-ils rien à apprendre à ces illustres personnages et personnalités publiques? 

Et bien si. Mais la difficulté est de savoir comment. Comment se faire remarquer? Comment se faire entendre? Il est  parfois déjà compliqué de faire sa place au sein de sa propre famille ou sur son lieu de travail… alors sur la scène contemporaine, dans la sphère publique, n’en parlons même pas! Rien de plus normal, donc, que naissent des modes d’expression alternatifs… Et j’en suis personnellement soulagée. Soulagée de constater que, tandis que certains sont élevés au rang d’icônes ou de symboles personnifiés, la grande majorité silencieuse et sans nom se manifeste toujours et souhaite toujours s’exprimer.

Le journaliste est privilégié. Il n’est pas frustré dans sa quête d’expression puisque sa liberté d’expression est défendue (du moins, en théorie). Il peut commencer sa carrière dans l’anonymat, mais son nom a de grandes chances d’être remarqué. Son nom, mais aussi sa personne, à travers ce qu’il écrit, le choix de son angle, son style et ses références.

C’est pourquoi journaliste doit être à la hauteur de ce privilège.

Morgane

juin 12, 2007 Posté par refletdesstagiaires | Morgane Lapeyre, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

Révélation

Je ne parviens pas à mettre de mots sur cette impression presque palpable, cette émotion si étrange. J’ai rencontré un tatoueur professionnel hier, un hypnologue aujourd’hui.

Le premier adopte une attitude cool, relax. Lunettes noires, cigarette aux lèvres, il se fait rock star pour la photo… Anodin. Banal. Il se montre, comme beaucoup aiment à le faire, sous son meilleur jour, sous son angle le plus avantageux. Mais une pose, c’est comme un trompe l’oeil: lorsque l’on s’en rapproche et qu’on en décèle la vraie nature, cela perd de son charme, de son authenticité.

Le deuxième, plus calme, introverti, plus posé, dégage quelque chose de sincère, quelque chose de vrai, d’humain. Son témoignage m’a bouleversée. J’en ai eu la gorge serrée, l’estomac noué. Sa manière de s’exprimer, de s’adresser à moi, de rire en me confiant les traumatismes vécus. Son regard. Je ne pourrai malheureusement pas vous transmettre cette substance abstraite, ce concentré de souffrance, de désolation, de solitude et en même temps d’innocence et de bonté que ces yeux, ces gestes et ses mots dégageaient. Et pourtant, j’aimerais tellement que chacun d’entre nous sur cette terre puisse ressentir ce que j’ai ressenti. Une haine mêlée d’amour contre la vie, contre l’humanité, contre l’existence. Tant de choses nous dépassent! Être là, à recevoir ses mots, ses moments d’anxiété et de douleur que j’aimerais avoir les moyens de faire disparaître à jamais de sa mémoire. On apprend de ses erreurs. Alors pourquoi également apprendre de ses cauchemars? 

Le journaliste a accès à des choses incroyables, à des sentiments uniques, à des expériences sans pareille. Je suis heureuse d’avoir recueilli son témoignage. Et je touche enfin à ce que Reflet de Société recherche, transcrit et met en lumière.

Morgane

juin 5, 2007 Posté par refletdesstagiaires | Morgane Lapeyre, Uncategorized | | Un commentaire

Ben lâ, Recherch-ez moi!

La recherche et moi. Je pensais, jusqu’à ce soir, que cela faisait deux. Mais en fin de compte, ce mercredi pluvieux m’aura apporté quelques idées. Certaines rencontres et la découverte d’une petite boutique bien mystérieuse non loin de la rue St-Joseph ont suscité quelques questionnements chez moi mais surtout éveillé ma curiosité. 

Mon carnet de notes me fait les yeux doux.. j’ai hâte de passer à l’action!  

C’est un vrai plaisir que de goûter à la diversité! Heureusement que nous sommes tous différents sur cette Terre, sinon la vie serait bien monotone. Tout le monde ferait les mêmes activités, convoiterait les mêmes endroits.. La demande serait dirigée vers seulement quelques produits, quelques cafés, quelques parcs, quelques emplois.. 

Imaginez-vous une routine universelle, que tout le monde suivrait.. Déjà que ma propre routine me tape sur les nerfs lorsqu’elle me colle trop à la peau!

Morgane

mai 31, 2007 Posté par refletdesstagiaires | Morgane Lapeyre, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

Orgueil et Préjugés

L’être humain est fascinant. En quelques jours, j’ai touché à ses multiples facettes: générosité, mystère, complexité, absurdité et cruauté. Contradictoire? Non. Personne n’a le privilège ni le malheur d’être toutes ces choses à la fois. D’abord un samedi après-midi en compagnie de mentors et de protégés de l’Association Grands Frères Grandes Soeurs, ensuite un dimanche soir au centre des sciences de Montréal parmi les corps humains du Dr von Hagens, un allemand créateur de la technique de plastination, puis finalement, ce lundi midi, un témoignage d’une jeune femme victime de discrimination venue nous faire part des récents évènements qui ont chamboulé son quotidien.

Homosexualité, santé mentale, hypersexualisation.. sont autant de sujets dont Claire et moi avons discuté cette après-midi. Leur point commun: ils sont entachés d’idées préconçues et la cible de multiples préjugés. À l’origine de ses préjugés: l’inconnu, ou plutôt la peur de l’inconnu.

Et tout le monde sait que la peur stimule.. elle fournit l’adrénaline et la force qui permettent de répliquer, souvent de manière impulsive et sans retenue. N’est-ce pas ce que l’on nous apprend à propos de l’instinct. Toute personne exposée à un grand danger ou se sentant menacée par un élément extérieur voit ses forces quadrupler et être dirigée vers cette attaque dans le but de vaincre.. pour retourner à l”’état normal des choses”…

Morgane

mai 29, 2007 Posté par refletdesstagiaires | Morgane Lapeyre, Uncategorized | | Un commentaire

Titres, vox pop et autres songes

Quel bonheur de pouvoir faire entendre son opinion… Que nos suggestions soient non seulement bien reçues, mais également prises en compte! Claire et moi avons eu le privilège d’assister mais surtout de participer à la réunion de titrage ce vendredi matin. Chaque titre est construit, petit à petit, à partir d’une première proposition que l’on décortique, et fait l’objet d’une réflexion collective. Bien que certains termes succombent aux bombardements d’idées, d’autres au contraire qui ont remporté la bataille lexicale, sont élevés au rang de titre.  

Mon tout premier vox pop. C’était également vendredi. Des propos que nous avons recueillis, Claire et moi retenons un certain consensus, une tendance vers l’unanimité: le graffiti semble susciter une réaction similaire chez les montréalais, un même sentiment… Lequel? Nous vous le dévoilerons dans le prochain numéro… Et ce, qu’ils habitent Outremont ou Hochelaga-Maisonneuve, deux quartier pourtant très différents notamment en terme de concentration de graffitis au pied carré! On peut en effet parler de densité du graff… faible dans le premier, élevée dans le second. Le challenge : parvenir à faire s’exprimer, sur un sujet plutôt intemporel que d’actualité, les gens que nous arrêtons dans la rue. Quel est l’impact du graffiti sur leur existence…  Les circonstances sont en notre faveur : une journée ensoleillée et la fin de semaine à l’horizon. D’autre part, Claire et moi nous attaquons aux passants qui marchent avec nonchalance ou bien le sourire aux lèvres. Nous visons également ceux qui sont assis, sur un banc, un porche ou un escalier. Ceux qui semblent songeurs, dont on peut profiter de l’état méditatif.  

La mondialisation et l’urbanisation auraient-elle engendré une convergence des opinions? Il est légitime qu’après avoir identifier un consensus à l’issue de notre vox pop, nous nous posions la question. Vous connaissez le jeu du téléphone? Tout commence par un mot. À son origine, il y a une personne, dont le vécu singulier justifie qu’elle est certaines idées, certaines valeurs et certaines croyances distinctes de celles de son prochain. Il y a donc un esprit mais aussi un cœur, et un individu appartenant à une société. Le mot passe de bouche à oreille, et au fur et à mesure qu’il voyage, il revêt un tout autre sens, puis encore un autre. Recueilli par différentes oreilles, transmis par d’autres bouches, il est également déformé par les esprits qu’il traverse. Nous interprétons l’information, souvent à notre avantage, en fonction de nos expériences et de notre vécu, selon ce que l’on connaît et ce que l’on veut. « Je pense donc je suis » a dit Descartes. Fidèle à cette formule, mais dans un tout autre esprit, je dirai « je veux donc je crois ».  Le meilleur exemple est celui du rapport amoureux : « L’amour est aveugle » et l’amoureux aussi. Un amoureux donnera aux signes les plus évidents d’indifférence une signification contraire. Il verra un « oui » dans ce qui est incontestablement un « non ». Il verra une preuve d’amour dans ce qui n’est qu’un élan généreux, une intention amicale ou simplement un geste galant. L’amour d’autrui refuse la défaite qui est un coup porté à l’amour de soi. Morgane

mai 28, 2007 Posté par refletdesstagiaires | Morgane Lapeyre, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

Tout le malheur des hommes vient de l’espérance.

Albert Camus.

L’espérance nous induirait-elle à demeurer passif vis-à-vis de notre destin? L’espoir nous ferait-il manquer certaines occasions et ôterait-il tout ”piment” à notre quotidien? Se nourrit-il de rêveries, d’idéaux, de scénarios hollywoodiens ou encore des pays des merveilles de notre enfance?

L’espérance, d’après moi, est un songe teinté de mélancolie, une éternelle chimère. Concentré d’envies et de sentiments contrariés, l’espoir est aussi une ambition muette. Sous sa forme inconsciente, il revêt douceur et sérénité. Et si à travers le rêve se manifestent nos désirs les plus profonds, nos préoccupations et nos appréhensions, c’est bien que celui qui rêve espère et que celui qui espère vit.

Il imagine son futur, construit sa propre histoire. Me contredirez-vous si j’affirme que peu de gens aiment lire des romans empreints de longues descriptions? Sans action ni dénouement, toute histoire peut facilement perdre son intérêt et sa valeur.  

Mais la réciproque est-elle vraie? Peux-ton dire que l’espoir fait vivre? Vivre dans un monde de fiction, idéal mais inaccessible? Dans un futur proche qui chaque jour se fait plus distant? Vivre en parallèle, entre guillemets.. dans l’attente que nos espoirs se concrétisent. Espérer n’est pas un verbe d’action, mais d’abstraction..

En parlant d’abstraction, j’ai rencontré aujourd’hui une boîte. Mais pas n’importe laquelle.

Une boîte rectangulaire revêtue d’un tissu vert-bleu de style asiatique. À l’intérieur s’y trouverait l’espoir : un désert miniature qui évoque l’infini, deux rangées de blocs de bois noirs agencées de manière symmétrique, et une lumière opaque, au centre du QG de l’Espérance, qui illumine ce paysage dénudé. La configuration cartésienne, en contraste avec l’aspect mystique de l’oeuvre, m’intrigue. L’intérieur, tapissé avec du papier journal, traduit l’incommensurable quantité d’informations et de connaissances qui sont chaque jour à notre portée. 

C’est ainsi qu’un de mes amis conçoit l’espérance et a tenté de la représenter. Une hymne aux multiples savoirs et aux innombrables opportunités qui nous tendent les bras.

Je me suis cependant longuement questionnée sur le choix de la boîte. Serait-ce une fatalité que nos espoirs sont vains? Pourquoi les confiner à l’intérieur d’un objet?

J’ai pris la liberté, ce soir, de disséquer une citation qu’un échange m’a inspirée. Vous pouvez faire de même et contribuer ainsi à la réalisation d’un de mes nombreux espoirs: celui de découvrir que derrière ce blog se cachent quelques lecteurs…

Morgane

mai 25, 2007 Posté par refletdesstagiaires | Morgane Lapeyre, Uncategorized | | Un commentaire

Un vrai régal des yeux…

Une forte odeur de peinture. Un tapis de terre et de rocailles. La lumière s’invite de chaque côté du long couloir.

Chic! Des graffiteurs à l’oeuvre! Je les aperçois au loin. Tandis que j’évolue sous l’autoroute Ville-Marie et que je navigue entre les poteaux déguisés, je réalise que ma présence doit probablement leur sembler suspecte: pas de cannette en main, mais un appareil photo… Sans compter mon regard intrigué et impétueux qui trahit ma curiosité et ma candeur.

Véritable musée d’art urbain, cette galerie est un concentré d’imagination matérialisée. Les fresques me paraissent des esquisses d’une planche de bande dessinée. Messages, personnages, visages…

Quel paysage! 

Merci à Guillaume et à Charles de m’avoir confié cette mission!

Morgane

mai 20, 2007 Posté par refletdesstagiaires | Morgane Lapeyre, Uncategorized | | Un commentaire

À l’assaut du mur!

Mes chaussures de sport aux pieds, mon appareil photo en main, un soupçon d’excitation et l’impatience d’un enfant à qui on présente un paquet cadeau.. j’émerge de la station de métro Lionel Groulx pour me diriger vers le TA Wall, mur de prédilection des graffiteurs montréalais mais aussi étrangers.

Bien équippée, ne sachant absolument pas à quoi m’attendre, je marche sur la rue St-Jacques, puis rejoint St-Antoine. Je tâte le terrain: “Connaissez-vous le TA Wall?”… “Où se trouve le mur?” J’hallucine, personne ne sait! Il est pourtant imposant.. et toutes ces couleurs! Je suis sur un parking, je vois qu’il y a un chemin sur ma gauche mais j’ai tellement hâte de voir quelles oeuvres s’y cachent que j’opte pour la pente…

Je m’arrêterai là pour ce soir.. au moment où commence l’action.

C’est pour mieux vous captiver mes chers lecteurs!

Morgane  

mai 19, 2007 Posté par refletdesstagiaires | Morgane Lapeyre, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

Réflexion subjective sur ce qu’est l’objectivité

Comme la pluie, l’encre coule… Je suis inspirée.

Cependant, après relecture des commentaires des deux précédents stagiaires, je me demande si le résultat final correspondra bien aux exigences du magazine. Tout comme il me faut m’approprier les mouvements d’une danse pour les reproduire, j’essaie de m’imprégner de l’esprit de Reflet de Société…  pour lui être fidèle.

Tandis qu’un journaliste conventionnel se doit d’obéir au principe d’objectivité, un journaliste pour le magazine Reflet de Société serait libéré de ce principe… 

Je pense pourtant que la nécessité d’objectivité est toujours là, mais ailleurs. Elle ne réside plus dans le fond, mais dans la forme; plus dans la neutralité des faits exposés mais dans le mandat de retranscrire les émotions de son interlocuteur.  On ne peut pas en effet prendre la liberté de coucher sur papier ce que l’on s’imagine des sentiments de l’interviewé. Aussi, l’interprétation du journaliste doit-elle se rapprocher le plus possible de la réalité, rendre compte d’un vécu, d’un drame, d’une expérience. Le journaliste doit faire fi de ce qu’il aurait ressenti à la place de l’interviewé pour n’être qu’une cloison perméable à travers laquelle passeraient les sentiments d’autrui avant de devenir perceptibles pour tous et accessibles à tous.

Je dirais donc que la mission du journaliste de Reflet de Société se rapproche de celle du poète: retranscrire le ressenti, l’impalpable… Mais contrairement au poète pour qui il s’agit de sa propre perception, pour le journaliste, il s’agit du témoignage d’autrui. C’est en ce sens que demeure le souci d’objectivité.

S’en est fini pour mes élucubrations du jour… Et vous? S’il vous prend l’envie de partager certaines de vos réflexions, de mettre des mots sur une pensée abstraite ou de me contredire, n’hésitez pas, vous avez frappé à la bonne page web!

Morgane

mai 18, 2007 Posté par refletdesstagiaires | Morgane Lapeyre, Uncategorized | | Un commentaire