Vente et achats au Vietnam
Vente et achats au Vietnam
En séjour dans la colorée petite ville qu’est Hoi An, près du centre du Vietnam, mes 7 compagnons journalistes québécois et moi-même avons profité des offres de la place pour faire quelques achats. Les rues oû nous nous promenions étaient remplies de magasins offrant divers articles à bon prix. Les plus poppulaires parmis eux restaient les vêtements, sous différents modèles, qu’on nous proposait faits sur mesure, de la couleur voulue, pour facilement moins de 30 $ canadiens. Certains s’en sont donnés à coeur joie dans ces achats! Souliers et sandales, aussi faits sur mesure, seront également de notre voyage de retour, tout comme quelques lanternes aux couleurs vives.
Sur la plage: différence de cultures…
La veille de cette grande journée de magasinage vietnamien, la moitié du groupe était toujours à Nah Trang, plus au sud. Pour notre part, nous qui étions déjà à Hoi An, nous avons passé une partie de cette chaude journée sur la plage publique de la ville. À ce sujet, je vous invite à lire maintenant ce que j’ai écrit pour Le Quotidien, car ce qui ne devait être que baignade dans la mer a été un peu plus intense que cela à mes yeux. Presque pires que les méduses qui nous empêchaient de profiter pleinement de l’eau salée au “resort” Jungle Beach, les Vietnamiens, non habitués aux maillots de bain féminins occidentaux, nous accaparaient de leurs regards insistants, et même de plus…
Vente sous pression au Vietnam
Des Vietnamiennes plus âgées étaient aussi bien décidées à prendre de notre temps et de notre patience, sur cette plage oû nous voulions simplement prendre du bon temps. Nous avons loué un tapis de paille à l’une d’elles, sous un parasol (de paille également), ce qui était nécessaire vu la chaleur brulante du sable. Cette femme ne s’en est pas contentée, toutefois: elle voulait aussi nous vendre à manger et à boire. Sans oublier que d’autres femmes, trainant avec elles tout plein d’objets dans un paniers, nous harcelaient presque (et le “presque” est poli) pour que nous leur achetions tel paquet de biscuits ou tel petit pot d’huile bienfaisante. C’est leur moyen à elles de parvenir à vendre, et ça finit bien souvent par fonctionner, mais le moins que je puisse en dire, c’est que ce n’est pas reposant!
Ce n’était pas la première fois que nous subissions cette sorte de vente sous pression, loin de là. Si ma première impression des Vietnamiens a été celle de leur courtoisie, j’ai aussi pu contater depuis qu’ils savent être harcelants pour arriver à leurs fins. Oh, bien sûr, on nous dit toujours “s’il-vous-plait”, quand on nous ordonne d’entrer dans un restaurant devant lequel on vient de passer… Et les vendeurs ambulants ne se gênent pas pour venir nous offrir leurs articles jusqu’à la table oû nous mangeons.
Négocier les prix
Si, au moins, les prix étaient fixés d’avance… Mais il est très rare qu’un prix est écrit sur un article, car les vendeurs nous font bien les prix qu’il leur plait de nous faire. Quand il faut qu’un vendeur en parle à son partenaire avant de nous donner le prix d’un objet ou que le même vendeur nous donne un prix différent pour un même article selon le moment de la journée, nous nous doutons bien que tout ça n’est pas très clair… Cette corruption - car j’ose appeler ça ainsi vu le niveau que cela atteint – fait partie de leur culture; ils sont élevés dedans. Nous, visiteurs du pays, nous aspprenons donc à toujours négocier nos prix, tentant de nous faire avoir le moins possible. Heureusement pour nous, toutefois, même un prix revu à la hausse n’équivaut pas ce que l’on paie pour le même article au Québec.
Bien du plaisir, aussi!
Ouh, là… Je me rends compte que ce billet que je viens d’écrire semble bien négatif face au Vietnam! Sachez au moins que nous nous amusons beaucoup, dans notre aventure, et qu’il est en fait fort intéressant de découvrir ce pays et sa culture, même dans ses aspects négatifs. Le Vietnam est un pays complétement diférent de ce que nous connaissions auparavant et il n’est donc pas rare pour nous d’être surpris de nos découvertes.
Dans le Nord vietnamien
Après notre séjour à Hoi An, nous avons prix l’autobus vers Huê, oû nous sommes actuellement jusqu’à demain. Après avoir visité quelques villes de la partie sud du Vietnam, nous sommes donc maintenant dans la partie nord, là oû le communiste régnait déjà avant la réunification vietnamienne. Cela ne change plus grand chose, maintenant, puisque le pays est communiste dans son entier, mais cette limite géographique a déja signifié beaucoup, dans la riche histoire du Vietnamien. Et pour nous, cela annonce sourtout que nous nous rapprochons de plus en plus de Hanoi, la capitale, notre dernière destination avant de reprendre l’avion vers le Québec.
Valérie Carrier
Premier écrit du Vietnam
Orphelinat, hadicapes, enfants defavorises… Mer de Chine et “motor bikes”!
Orphelinat, hadicapes, enfants defavorises… Mer de Chine et “motor bikes”!
Toujours au Vietnam, mes 7 amis journalistes et moi-meme continuons de decouvrir le pays. Pendant notre derniere journee dans la grande ville de Ho Chi Minh, nous avons visite un orphelinat. Il est vraiment touchant de voir ces bebes naissants, delaisses par leurs parents et recueillis la, tout emmallottes dans une couverture, ou ces jeunes maintenant beaucoup plus vieux qui ont passe leur vie dans cet endroit. Jamais ils ne seront adoptes: le gouvernement ne le permet pas parce que c’est un orphelinat prive. Il ne s’agit toutefois pas la du seul etablissement de la sorte dans les environs; il y a tant d’orphelinats, au Vietnam, qu’ils semblent naturels, normaux, presque banaux.
Si nous avons visite cet orphelinat, c’est que Sue-Ann Pham, Quebecoise d’origine vietnamienne qui possede la compagnie Concubine, lui donne une partie de ses profits. C’est elle qui nous y a amenes; il vous sera donc possible d’avoir plus d’information dans notre magazine En DIRECTion du Vietnam en septembre 2009. Cette journee-la, a Ho Chi Minh-Ville, nous avons d’ailleurs fait plusieurs entrevues pour le magazine. Entre autres, je suis moi-meme allee visiter la Maison-Chance, fondee par la Suisse d’origine Tim Aline, qui donne de la formation gratuite a des handicapes et offre l’ecole primaire sans frais a des enfants defavorises. Fort interessant! Elle voit en grand, cette femme, et elle paufine meme actuellement un projet de Village-Chance ou les handicapes seraient bien plus a l’aise…
La mer et les dunes de sable
Apres la metropole qu’est Ho Chi Minh-Ville, mes 7 compagnons et moi avons passe un avant-midi au bord de la Mer de Chine, dans la petite ville de Mui Ne… L’eau etait si bonne! C’etait ma premiere experience d’une si grande etendue d’eau naturellement aussi chaude. Et ce matin-la, en plus, la temperature etait magnifique. Sauf 2 de nous deja tres bronzees, nous en sommes tous sortis avec des coups de soleil.
Nous avons ensuite occupe notre apres-midi par une excursion sur des dunes de sable,tout pres de la, en nous y rendant en jeep. C’est la que j’ai vu mon premier singe vietnamien, apprivoise, et j’ai pu m’amuser avec lui! Mais sur les dunes, ce n’etait pas ca, l’activite, mais de la glissade! Avec des “creasy carpets”, comme on dit chez nous, nous avons glisse sur le sable fin (et mouille puisqu’il pleuvait) de dunes vietnamiennes! Il y a Isabelle St-Jean, entre autres, qui a vraiment aime ca…
Sur la montagne en moto
Notre destination suivante etait Dalat, ancienne ville touristique francaise situee dans les montagnes. La, au moins, nous n’avions pas trop peur de faire un coup de chaleur, puique c’etait en haute altitude. Par contre, il etait tout de meme loin de faire assez froid pour que nous, jeunes Quebecois, nous mettions une tuque sur la tete le soir comme certaines gens de la place!
Cette ville charmante et ses environs, nous les avons visites en “motor bikes”, ce moyen de transfort tant utilise au pays. C’etait amusant! Nous etions quatre a vouloir faire un tour beaucoup plus long, au depart, en nous rendant a notre prochaine destination en moto plutot qu’en autobus, mais a cause du prix et du risque, j’etais la seule a vraiment tenir a ce projet, et j’ai donc moi aussi laisse tombe. Mais la journee en moto a Dalat etait deja tres bien, et elle a permis la visite de nombreux lieux comme des plantations de cafe ou des serres de fleurs.
La plage dans la jungle
Apres Dalat, ce fut Jungle Beach, un “resort” plutot luxueux tenu par un Quebecois d’origine, pres de Nah Trang. La moitie du groupe a ecourte son sejour a cet endroit a cause de problemes de sante de l’une de nous, mais pour Jessica Tremblay, Martin Thiboutot, Melanie Bergeron et moi, le temps passe la fut plus long. Si ce n’etait de la journee d’averses a laquelle nous avons eu droit (malgre la supposee saison seche a ce moment) et des meduses envahissant la mer exactement a cette periode de l’annee (quelle chance), je vous dirais que le sejour etait magnifique. Il faut s’habituer au rythme de vie tranquille, mais l’atmosphere est amicale, les hutte et le decor sont tropicaux et plutot romanesques, et le paysage est tellement… magnifique… Un vrai coin de paradis terrestre!
Groupe separe, magasinage et attente
En ce moment, notre groupe de voyageurs est toujours separe en deux. Ceux qui accompagnaient la malade sont encore a Nah Trang, et nous, les autres, sommes maintenant plus au nord, a Hoi An, a les attendre dans ce joli petit coin tres approprie pour du magasinage vietnamien… Nous continuons a approfondir nos sujets de reportage pour le magasine: nous avons visite une ecole et assisterons bientot a un spectable traditionnel, entre autres. Et quand les autres arriveront, nous prendrons la direction de Hue. Le voyage avance: la moitie est deja passee!
Autres lectures
Je vous invite, encore une fois, a aller voir le texte que j’ai ecrit comme carnet de voyage pour Le Quotidien.
Vous pouvez aussi lire les courriels que Marie-Sophie Trudeau, la representante pour notre groupe de Reflet de Societe, a envoye a l’equipe du magazine restee au Quebec.
Et bien sur, si ce n’est deja fait, il vous faut connaitre les premiers jours de notre aventure par la lecture de mon premier billet!
Quelques excuses et salutations du Vietnam
Dersolee du manque d’accents: le clavier n’est pas le mien et je manque de temps pour les copier-coller partout… Et desolee de ne pas encore vous donner de photos, mais la connection USB de l’ordinateur est plutot loin.
Du Vietnam, toujours votre,
Valerie Carrier
En direct du Vietnam!
En direct du Vietnam!
Ca y est, nous y sommes! Mes sept camarades de projet et moi sommes au Vietnam et c’est de Ho Chi Minh-Ville que je vous ecris. Vous me pardonnerez donc, je l’espere, les quelques accents manquants et autres erreurs de tape dus a ce clavier auquel je ne suis pas habituee.
Nous sommes passes par Dallas et Tokyo pour des transferts d’avion et nous avons eu droit a l’impressionnante escouade japonaise anti-grippe A avant de sortir de l’avion a ce deuxieme endroit. Questionnaire en regle pour tous, camera termique et destribution de masques! Rien de trop beau pour proteger la population asiatique et ses visiteurs! Et apres toutes ces heures d’avion, ce fut enfin le Vietnam…
Pour ce qui est des masques, si nous en revoyons maintenant que nous sommes au Vietnam, c’est comme protection contre la pollution qui regne a Ho Chi Minh-Ville, metropole vietnamienne dans le sud du pays. C’est completement fou, le trafic, ici! Les conducteurs vietnamiens sont les meilleurs chauffards qu’il m’ait ete donne de voir! Nous traversons les rues de la ville a travers les motos qui roulent sans grandes restrictions… La-dessus, je vous invite a aller lire ce que j’ai ecrit sur nos premiers jours au pays pour Le Quotidien du Saguenay – Lac-Saint-Jean. Pour faire tres court, a part le trafic, il y a aussi l’incroyable chaleur et la langue qui representent de nouveaux defis de notre quotidien.
Ces derniers jours, mes camarades et mois avons fait des expeditions pour decouvrir le sud du Vietnam. Nous avons assiste a une ceremonie d’une petite religion qu’on appelle Caodai et qui venere tant Bouddha que Jesus, Mahomet et meme Victor Hugo, entre autres! Nous avons aussi passe dans des representations grossies de tunnels dans lesquels les soldats vietnamiens vivaient pendant la guerre (que ce devait etre etouffant!). Et nous avons visite le Delta du Mekong, ses marches et villages flotants, ses iles Phoenix, Licorne, Tortue et Dragon, ses belles rivieres tropicales, son elevage de crocodiles, son temple bouddhiste et hindou qui donne une vue magnifique sur le Cambodge, ses fruits delicieux, ses villages de minorites ethniques. J’ai meme eu mes premiers cours de vietnamien grace a notre sympathique guide au tres bon anglais!
Ici, pour nous, rien n’est cher, et nous en profititons. Nous sommes dans la grande ville d’Ho Chi Minh pour encore la journee de demain, histoire d’y faire plusieurs visites et entrevues, puis nous la quittons vers le nord, en autobus. Jusqu’a maintenant, nous avons connu vie urbaine et tours touristiques, au Vietnam. Nous verrons si la vie sera aussi facile pour nous en dehors de cela…
Juste pour vous donner un avant-gout de ce qui vient, sachez que trois autres personnes du groupe et moi essaierons de nous organiser une expedition en moto… Trois jours, derriere un conducteur vietnamien! Pour cela, il faudra que nous trouvions quatre conducteurs fiables ayant un bon anglais dans notre prochaine destination. Nous verrons bien!
Je vous tiens au courant de la suite, bien sur! Toutefois, occupee a vivre toutes ces aventures pour vous les raconter, je n’ai pas de grands moments a passer devant un ordinateur, mais sans faute, je vous raconte la suite! Et des photos suivront certes aussi, quand ce sera possible.
Vivant onze heures plus tard que le Quebec, de l’autre cote de la planete, je vous salue.
Valerie
P.S.: Maman et papa, je suis toujours en vie, je n’ai plus de probleme d’oreille, que des bobos aux pieds, et je suis en pleine forme. Je m’habitue plutot bien a la pesante chaleur humide, j’aime vraiment la nourriture vietnamienne et je n’ai pas encore attrape la malaria. Papa, ton Bactroban sert! Je vous aime.
Dans moins d’une semaine… Envol vers le Vietnam!
Dans moins d’une semaine… Envol vers le Vietnam!
Comme c’est rapide! Comme le temps passe vite! Comme notre départ pour l’autre bout du monde est maintenant proche du temps présent! J’ai en tête le vague souvenir qu’en septembre dernier, je connaissais à peine Reflet de Société et je n’avais même pas idée que de jeunes journalistes étaient allés au Costa Rica pour y faire des reportages. Pourtant, dans à peine 6 jours, et même pas 6 jours complets, c’est moi qui partirai avec des amis pour faire la même chose au Vietnam!
Il y a deux semaines, j’en savais bien peu sur ce pays que j’allais visiter, je n’étais pas prête à y faire des reportages. Comme je fais mon stage officiel en journalisme avec le magazine qui nous publiera (Reflet de Société, bien sûr), on m’a permis de prendre du temps pour faire des recherches, préciser mes sujets et établir des contacts au Vietnam. Maintenant, je me sens prête. Cette préparation, je le sais, me sera bénéfique pour mon aventure journalistique au Vietnam, mais également pour d’autres projets semblables qui se dessineront possiblement dans mon avenir.
Nous arriverons au Vietnam dans la métropole, Hô Chi Minh-Ville, au sud, et parcourrons le pays sur à peu près toute sa longueur pour repartir ensuite par la capitale, Hanoi, au nord. Il nous sera possible, là-bas, de communiquer avec certaines personnes en français et avec la plus grande partie de la population en anglais, mais il nous faudra parfois recourir aux services d’un traducteur, parce que le vietnamien, ce n’est pas notre point fort!
Parmi les sujets qui m’intéressent le plus, il y a celui de la francophonie. Saviez-vous que le Vietnam est membre des Sommets de la Francophonie? Le 7e Sommet de l’histoire s’est même déroulé à Hanoi. Ancienne colonie française, c’est surtout son histoire qui vaut au Vietnam un tel statut. Le français y est maintenant une langue étrangère, mais les plus âgés le parlent toujours et grâce à des écoles bilingues, les plus jeunes peuvent en faire l’apprentissage. Il existe aussi quelques médias francophones, dont le Courrier du Vietnam, seul quotidien national de cette langue au pays. Plus de détail sur le sujet et sur bien d’autres dans le numéro spécial En DIRECTion du Vietnam en septembre!
Le monde: des cultures de toutes les couleurs
Hier, c’était notre dernière journée de cours, pour toute notre formation technique collégiale. Déjà, certains de mes camarades sont partis du Saguenay et pendant les prochains jours, nous nous dispercerons à travers tout le Québec pour nos stages. Pour ma part, c’est à Reflet de Société que je serai. Quoi qu’il en soit, nous devrons continuer nos préparatifs pour notre départ au Vietnam à distance. En tout cas, nos billets d’avions sont maintenant réservés: du 13 mai au 13 juin 2009!
Pour notre dernière journée officielle d’école, nous étions en épreuve synthèse. Ma classe et moi devions écrire suffisamment d’articles pour remplir les 12 pages d’un journal… (Finalement, nous avons fait 14 pages sans publicité et avec peu d’images, ça a plutôt bien été!) Là où je veux en venir, c’est que pour l’un de mes articles, je me suis déplacée au Festival Multiculturel de l’UQAC. La première personne à qui j’ai parlé en arrivant dans la salle où se tenait le festival, ce fut la femme qui vendait des jonquilles pour la lutte contre le cancer. J’avais à peine 3,25$ en poches, mais avec ça, je pouvais tout de même en acheter une ou deux; je me suis dit que je repasserais en prendre en sortant, pour ne pas les traîner dans ma recherche d’information. C’était une bonne cause et j’aime beaucoup les fleurs!
Une dizaine de kiosques avaient été intallés et étaient tenus par des étudiants internationaux qui présentaient des objets de chez eux et parlaient aux intéressés de la culture de leur pays. Il y avait bien peu de visiteurs de ces kiosques, toutefois. Peut-être parce que c’est intimidant de venir délibérément à la rencontre de personnes assis derrière une table qui attendent; qu’est-ce qu’on leur dit? Comment on les aborde? Et en plus, ces personnes de différentes cultures semblent assez différentes de celles qu’on côtoie tous les jours au Saguenay – Lac-Saint-Jean, à peu près toutes québécoises de souche…
Je me suis tout de même approchée de quelques kiosques, j’ai observé les objets posés là et posé quelques questions auxquelles on me répondait en souriant. J’ai même reçu en cadeaux un magnifique poème amérindien traduit en français et une feuille sur laquelle étaient inscrits les noms des 7 objets commençant par la lettre ‘S’ que les Iraniens mettent sur leur table au nouvel an. Mais sutrout, j’ai parlé avec un jeune Sénégalais, au Québec depuis trois ans. Parmi tous les pays de la Terre que je veux visiter (c’est-à-dire tous les pays de la Terre tout court), il y en a quelques uns qui ont pour moi une certaine priorité, et le Sénégal en fait partie. La raison est simple: je parraine une jeune fille de là-bas, Fatoumata Balde, 11 ans maintenant. (L’étudiant sénégalais a d’ailleurs corrigé ma prononciation de son nom.)
Oui, le Festival Multiculturel est une bonne occasion de faire connaître son pays, me dit-il. Surtout que certains ne savent pas que l’Afrique est un contient, qu’ils croient que c’est un pays, même parmi les étudiants universitaires, qu’il affirme! Je croyais qu’il n’y avait qu’aux États-Unis qu’une telle ignorance pouvait exister… Décidemment, tout ce qu’on affirme sur les Américains est dû principalement au fait que dans leur cas, on le sait… Alors je demande au jeune Sénégalais si le festival aident les étudiants internationaux à s’intégrer, mais il me dit que ça, ce n’est que pour l’image, ça ne les aide pas vraiment. Il croit aussi que pas plus de 5% des étudiants sont intéressés à en apprendre sur leurs cultures différentes.
Que ce soit pour cette raison ou pour une autre, il était vrai que les kiosques n’étaient pas un succès incontestable, loin de là. Et c’est bien dommage, parce qu’on pouvait en apprendre beaucoup en discutant avec ces étudiants. C’était comme voyager, mais en moins cher et moins compliqué. Et voyager, voir et côtoyer différentes cultures, différentes manières d’être et de faire, ça permet de comprendre que le monde est fait de nuances, que ce que l’on connaît n’est pas vérité universelle. C’est pour ça qu’on dit que voyager forme la jeunesse!
Ousseynou Diop, que s’appelait le Sénégalais. Il m’a donné un truc pour me rappeler de son prénom: «Ou c’est lui, Ousseynou (ou «cé» nous).» Il était habitué à la rareté de son nom au Québec. Il m’a expliqué qu’il était jumeau et qu’au Sénégal, deux jumeaux garçons avaient tel et tel noms. Le deuxième des deux s’appelait donc automatiquement Ousseynou. Et le surnom d’Ousseynou se prononce «wase»; c’est ce nom-là que l’étudiant a appris aux enfants avec lesquels il travaille, au Pavillon sportif de l’UQAC. Il m’a dit aussi qu’il se savait chanceux de pouvoir étudier au Canada, que ça lui assurait de bien meilleures études que ce qu’il aurait pu avoir dans son pays natal. Et si sa famille n’avait pas été assez à l’aise financièrement, il est certain qu’il n’aurait pas pu venir dans notre pays, même avec la bourse qu’il a reçue. C’est un pays pauvre, le Sénégal. Il y a bien les enfants des ministres, là-bas, qui sont bien aises de partir étudier et de n’avoir pas à travailler, mais bien qu’il ait la chance d’étudier ici, Ousseydou ne peut pas se permettre de ne pas travailler. Et il doit, en plus, avoir de fort bons résultats en tout temps, parce que c’est là la condition pour que ses études ne lui coûtent pas plus cher qu’à des Québécois, pour que le gouvernement lui paie la même part. Plutôt stressant, qu’il avoue.
Il me fallait partir du Festival Multiculturel puisqu’il me restait des articles à écrire. Avec tout ça, j’en ai malheureusement oublié mes jonquilles. Malgré tout, je me sentais enrichie par la conversation que je venais d’avoir. Peut-être suis-je un peu plus près de la sagesse!
Valérie C.
Spaghetti, chocolat, magazines et ménage: on continue!
Samedi soir passé, avait lieu le souper-spaghetti au profit de notre stage journalistique au Vietnam, au Bistrot du Fjord de Chicoutimi. Je ne savais pas à quoi m’attendre vu que je ne connaissais pas ce bistrot, mais comme quelques uns de nos amis avaient décidé que c’était l’événement du mois et que c’était un absolu, la vente des billets avait assez bien été. Ce n’était peut-être pas aussi formidable qu’on voulait bien le croire, mais ce n’était pas mal non plus, ça s’est assez bien passé. Considérant que la grande majorité d’entre nous viennent de l’extérieur de la région, j’étais la seule qui avait de la famille au souper. Comme on nous avait permis d’amener des enfants pour l’occasion dans cet endroit habituellement réservé aux majeurs, mes quatre petites sœurs et mon petit frère étaient là, en plus de mes parents, mon beau-frère, mes trois grands-parents, ma tante, mon oncle et mes deux jeunes cousins; ne manquait que mon grand frère, trop loin pour venir. Drôle de mélange avec le reste des personnes présentes, toutes des étudiants! Mais pour ce qui est de l’objectif de financement, ce fut assez bien rempli. Nous en avons aussi profité pour vendre tout plein de chocolat en dessert et quelques magazines du Costa Rica du groupe de l’an passé aux intéressés. Par contre, j’ai oublié de parler de nos fameux billets de tirage pour courir la chance de gagner le ménage d’une maison par nous-mêmes…
Donc, le financement continue, encore et encore. Nous sommes encore bien loin de couvrir tous les frais du projet, mais nous faisons notre possible pour en ramasser au moins une bonne part. Nous sommes maintenant huit participants, une de nos comparses ayant choisi de se consacrer plus entièrement à son stage et à sa future carrière. Nous devons d’ailleurs tous nous préparer pour notre stage, ces temps-ci, car il faut préciser que nous avons un autre stage à faire avant de partir au Vietnam, un stage officiel pour compléter notre formation collégiale en journalisme. En plus, ces stages seront partout à travers le Québec, au mois d’avril, donc les choses se compliqueront pour notre préparation vietnamienne. Pour ma part, je suis en démarche pour faire mon stage à Reflet de Société. J’espère que tout fonctionnera bien en ce sens, maintenant que j’ai appris à mieux connaître l’organisme grâce à notre projet de stage journalistique à l’étranger!
Je vous en donnerai des nouvelles!
Valérie C.
Le projet avance!
Il y a longtemps que je n’ai pas écrit les développements de notre projet de stage journalistique au Vietnam, mais ce n’est certes pas qu’il n’y a pas eu de développement!
Au début du mois de décembre, quelques uns parmi nous avons participé au Congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), au Château Frontenac. Nous avons profité de notre présence pour nous installer une table de vente de magazines, entre les ateliers, mais cela a été fort peu fructueux, notre table étant dans un coin sombre et reculé et l’atmosphère étant plus à la discussion libre qu’à la visite d’un kiosque. J’ai tout de même beaucoup apprécié de participer à cet événement, en tant qu’étudiante en journalisme. Il était possible, là-bas, de discuter avec des gens de tous domaines du métier; ainsi, en plus des différents ateliers auxquels j’ai pu assisté et participé, ce rassemblement m’a permis de faire la rencontre de gens très intéressantes.
Ensuite, il y a eu le temps des fêtes. Nous avions mis au point une letttre de demande de commandite et un document de présentation de notre projet afin de profité des vacances pour rechercher des commanditaires de tout genre. Nous avions aussi (et avons toujours) à vendre du chocolat (chocolat Lulu du Saguenay – Lac-Saint-Jean, délicieux!), nos fameux magazines du Costa Rica et des billets de tirage pour gagner le ménage de sa maison (avis aux intéressés!). Et le 21 février, il y aura un souper-spaghetti au profit de notre voyage au Bistrot du Fjord de Chicoutimi. Notre campagne de financement continue, doucement mais sûrement!
Notre projet se précise de plus en plus. Nous sommes maintenant neuf étudiants à faire partie du groupe, en plus de Marie-Sophie, notre accompagnatrice de Reflet de Société, qui était du groupe de l’an passé, et possiblement d’un Vietnamien d’origine qui connait bien le pays et sa langue, mais ce n’est pas encore certain de ce côté. Je travaille actuellement sur de possibles correspondances que nous pourrions entretenir avec des médias de la région des Bleuets pendant notre séjour en Asie. Et ce matin, huit d’entre nous (seule Valérie L. ne pouvait pas) sommes allés rencontrer le maire de Saguenay, Jean Tremblay, qui est allé à deux occasions dans ce pays que nous visiterons, dont une fois à l’automne dernier. Il nous a donné un aperçu de la perception qu’il avait eu du Vietnam. J’ai hâte d’y être! J’ai hâte de constater par moi-même l’anarchie dangereuse du trafic et toutes les autres coutumes et façons de faire qui diffèrent de ce que nous connaissons. “Cette expérience nous permettra notamment de découvrir une culture et une langue étrangères. Nous serons sans doute confrontés à des pratiques étonnantes qui nous mèneront à aiguiser notre sens critique et à nous ouvrir davantage aux différences.”, exprimons-nous dans notre lettre de demande de commandite. Je n’ai pas grand doute sur le fait que ce sera vrai!
Nous poursuivons nos démarches; il nous faut penser aux différents vaccins et médicaments nécessaires, faire du porte-à-porte pour vendre, continuer les demandes de commandite, nous informer sur le pays et choisir des thèmes à approfondir par nos observations au Vietnam. Nous avons même une formation pré-départ prévue en mars, histoire de consolider le groupe. Vivement l’aventure!
Valérie C.
Salon du livre de Montréal
Cette fin de semaine, j’étais au Salon du livre de Montréal. Wow! On peut dire que c’est plus grand que celui du Saguenay! Et il y a plus de monde qui y vient, aussi! J’ai passé un merveilleux séjour dans la métropole. J’ai rencontré tout plein de belles personnes et j’ai bien apprécié d’aborder les passants, au Salon, pour leur parler de causes auxquelles je crois. D’ailleurs, ça m’a permis d’apprendre énormément sur ces causes. «Reflet de Société est un magazine qui aborde des sujets humains qui sont parfois un peu tabous dans la société, mais qui touchent profondément certaines personnes… Ça montre des réalités pas toujours très connues… Il y est question de problèmes de société… Et la vente de ce magazine-là sert à financer le Café Graffiti, un lieu où de jeunes artistes se rassemblent, des artistes qui font des graffitis sur contrats, et c’est ainsi qu’ils gagnent leur vie…» Etc. J’ai répété ça si souvent! Et, bien sûr: «Le magazine Reflet de Société paraît tous les deux mois, c’est un bimestriel (n’est-ce pas, Robin?), mais il y a eu un numéro spécial sur le Costa Rica fait par des étudiants en journalisme qui sont allés dans ce pays cet été et ont tout écrit les articles, pris les photos, fait le montage… C’est leur oeuvre, et Reflet de Société leur a permis qu’elle prenne la forme de cette revue. Nous vendons ce hors-série 5$ pour financer le prochain groupe qui reprend le projet et dont je fais partie. L’été prochain, nous sommes quelques étudiants à partir pour le Vietnam, pour y faire du journalisme! Et dans cette revue sur le Costa Rica, vous trouverez une section ‘tourisme’, mais aussi d’autres informations que ce que l’on peut voir si l’on va uniquement dans les lieux touristiques: éducation, bidonvilles, santé, indigènes…» S’il y a des intéressés, faites-moi signe: il nous reste encore des revues à vendre!
J’aime Montréal parce que j’aime me retrouver au travers d’une quantité de gens. J’ai grandi dans un village de 2700 habitants, Saint-Prime. Ça reste le plus beau coin du monde, bien sûr, mais je trouve les grandes villes fascinantes. Il y a un tas de personnes, et des personnes souvent bien différentes les unes des autres. Il suffit d’observer un peu pour apercevoir les nuances qui habitent le monde. Essayez, vous verrez: abordez plusieurs personnes de la même manière et voyez leur réaction. Et pourtant, ce sont tous des êtres humains, tous semblables à bien des niveaux tout en étant totalement uniques. Vraiment fascinant. Bien franchement, pour moi, c’est le retour qui est difficile; j’ai beaucoup à faire en peu de temps pour rattraper le temps passé à Montréal.
Quand notre choix de destination s’est fixé sur le Vietnam, ça m’a fait tout drôle, au départ. C’est qu’en embarquant dans le projet, ce n’était pas le genre de pays que je m’attendais à visiter. Et puis, je trouvais que ça nous prenait tellement de temps à choisir… Pour moi, tout pays aurait été une bonne idée et la destination ne m’importait que peu. Mais maintenant, c’est très clair: nous partirons pour le Vietnam! Je me suis très bien faite à l’idée et je m’en réjouis! Et je crois que c’est bien comme ça qu’il faut l’écrire: «Vietnam». Je ne sais pas s’il y a plusieurs orthographes parce que je l’ai lu comme ça aussi: «Viêt-Nam». Mais si je me fis à mon Multidictionnaire de la langue française, c’est bien «Vietnam». Enfin, bref… Je vous reviendrai là-dessus.
Pour le reste, c’est au financement que mes camarades et moi nous consacrons, pour l’instant. Là-dessus, j’ai quelques divergences d’opinion avec eux, je ne vois pas les choses de la même manière, mais au moins, nous visons tous la réussite du projet, c’est déjà ça. Et nous l’atteindrons, j’y compte bien!
Valérie C.
En DIRECTion du Viêt-Nam!
Ça y est, c’est décidé! L’été prochain, notre groupe de stagiaires en journalisme s’envolera vers le Viêt-Nam! Non seulement le projet «En DIRECTion» est repris pour une seconde année par quelques finissants en Art et technologie des médias du Cégep de Jonquière, mais en plus, il est véritablement lancé!
À la rentrée scolaire, fin août dernière, je n’avais même aucune idée que d’anciens étudiants de ma technique avaient fait un stage au Costa Rica pendant l’été et étaient en train de compléter la production d’un magazine rempli de leurs articles. Le projet m’est tombé dessus sans que je m’y attende, mais il m’a tout de suite beaucoup enthoiusiasmée! Il faut comprendre: c’est ce que je veux faire toute ma vie, du journalisme international! (Et y mêler missions humanitaires…) Pour moi encore plus que pour quiconque, donc, c’est une chance merveilleuse de prendre de l’expérience!
Après une conférence de presse au Salon du livre du Saguenay – Lac-Saint-Jean pour lancer le magazine de l’équipe de l’an passé et notre projet à nous par la même occasion, et après avoir délibéré longtemps sur plusieurs aspects à considérer, nous voilà décidés: c’est vers le Viêt-Nam que nous nous dirigeons!
Valérie C.
L’aboutissement… et le recommencement
L’aboutissement… et le recommencement
L’aboutissement
Il y a un an de cela, je me lançais dans un projet de journalisme international. Au départ, quand cette histoire a pris place, j’ignorais totalement où elle me mènerait. La destination était alors inconnue, la structure du groupe indéterminée. Le seul fait de partir était une incertitude…
Lundi prochain, j’enverrai à l’imprimerie un numéro inédit de 36 pages couleur consacré en entier au projet En DIRECTion du Costa Rica. Ce projet est la somme de toute une année de travail autour d’un voyage, d’un pays, d’un groupe de jeunes journalistes qui a bûché et qui s’est dépassé pour accomplir l’impensable. Du moins, ce que plusieurs voyaient comme impensable. Parce que de notre côté, à partir du moment où nous nous y sommes mis, le doute a laissé le champ libre à la fébrilité!
Un magazine spécial sera publié dès le mois d’octobre, le résultat d’un mois d’apprentissage journalistique en contexte international. Ce magazine, il est beau, il est bourré d’informations intéressantes, il parle du Costa Rica et surtout, il est de nous. Nous, ce sont les 6 personnes qui ont pris part à ce projet, qui sont partis packsac au dos, calepin de journaliste à la main.
Le recommencement
En publiant le magazine spécial En DIRECTion du Costa Rica, Reflet de Société confirme son appui aux étudiants d’ATM dans un projet de stage journalistique en contexte international. Il confirme non seulement son appui au projet que nous avons monté l’an dernier, mais compte bien soutenir l’équipe d’étudiants à Jonquière qui relance le tout cette année, et aux autres groupes qui viendront peut-être après.
Tout ça pour vous dire que si vous souhaitez rencontrer l’équipe d’En DIRECTion du Costa Rica ou l’équipe qui décollera cette année, nous serons présents au Salon du livre de Saguenay, qui se déroule du 25 au 28 septembre. Il y a également de forte chance que vous en entendiez parler dans le coin de Montréal vers le mois de novembre. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de Reflet de Société ou en commentant sur ce blogue!
Gabriel.




