Reflet des stagiaires

Les anecdotes et la vie des stagiaires en journalisme pour Reflet de Société

Vente et achats au Vietnam

Vente et achats au Vietnam

En séjour dans la colorée petite ville qu’est Hoi An, près du centre du Vietnam, mes 7 compagnons journalistes québécois et moi-même avons profité  des offres de la place pour faire quelques achats. Les rues oû nous nous promenions étaient remplies de magasins offrant divers articles à bon prix. Les plus poppulaires parmis eux restaient les vêtements, sous différents modèles, qu’on nous proposait faits sur mesure, de la couleur voulue, pour facilement moins de 30 $ canadiens. Certains s’en sont donnés à coeur joie dans ces achats! Souliers et sandales, aussi faits sur mesure, seront également de notre voyage de retour, tout comme quelques lanternes aux couleurs vives.

Sur la plage: différence de cultures…

La veille de cette grande journée de magasinage vietnamien, la moitié du groupe était toujours à Nah Trang, plus au sud. Pour notre part, nous qui étions déjà à Hoi An, nous avons passé une partie de cette chaude journée sur la plage publique de la ville. À ce sujet, je vous invite à lire maintenant ce que j’ai écrit pour Le Quotidien, car ce qui ne devait être que baignade dans la mer a été un peu plus intense que cela à mes yeux. Presque pires que les méduses qui nous empêchaient de profiter pleinement de l’eau salée au “resort” Jungle Beach, les Vietnamiens, non habitués aux maillots de bain féminins occidentaux, nous accaparaient de leurs regards insistants, et même de plus…

Vente sous pression au Vietnam

Des Vietnamiennes plus âgées étaient aussi bien décidées à prendre de notre temps et de notre patience, sur cette plage oû nous voulions simplement prendre du bon temps. Nous avons loué un tapis de paille à l’une d’elles, sous un parasol (de paille également), ce qui était nécessaire vu la chaleur brulante du sable. Cette femme ne s’en est pas contentée, toutefois: elle voulait aussi nous vendre à manger et à boire. Sans oublier que d’autres femmes, trainant avec elles tout plein d’objets dans un paniers, nous harcelaient presque (et le “presque” est poli) pour que nous leur achetions tel paquet de biscuits ou tel petit pot d’huile bienfaisante. C’est leur moyen à elles de parvenir à vendre, et ça finit bien souvent par fonctionner, mais le moins que je puisse en dire, c’est que ce n’est pas reposant!

Ce n’était pas la première fois que nous subissions cette sorte de vente sous pression, loin de là. Si ma première impression des Vietnamiens a été celle de leur courtoisie, j’ai aussi pu contater depuis qu’ils savent être harcelants pour arriver à leurs fins. Oh, bien sûr, on nous dit toujours “s’il-vous-plait”, quand on nous ordonne d’entrer dans un restaurant devant lequel on vient de passer… Et les vendeurs ambulants ne se gênent pas pour venir nous offrir leurs articles jusqu’à la table oû nous mangeons.

Négocier les prix

Si, au moins, les prix étaient fixés d’avance… Mais il est très rare qu’un prix est écrit sur un article, car les vendeurs nous font bien les prix qu’il leur plait de nous faire. Quand il faut qu’un vendeur en parle à son partenaire avant de nous donner le prix d’un objet ou que le même vendeur nous donne un prix différent pour un même article selon le moment de la journée, nous nous doutons bien que tout ça n’est pas très clair… Cette corruption - car j’ose appeler ça ainsi vu le niveau que cela atteint – fait partie de leur culture; ils sont élevés dedans. Nous, visiteurs du pays, nous aspprenons donc à toujours négocier nos prix, tentant de nous faire avoir le moins possible. Heureusement pour nous, toutefois, même un prix revu à la hausse n’équivaut pas ce que l’on paie pour le même article au Québec.

Bien du plaisir, aussi!

Ouh, là… Je me rends compte que ce billet que je viens d’écrire semble bien négatif face au Vietnam! Sachez au moins que nous nous amusons beaucoup, dans notre aventure, et qu’il est en fait fort intéressant de découvrir ce pays et sa culture, même dans ses aspects négatifs. Le Vietnam est un pays complétement diférent de ce que nous connaissions auparavant et il n’est donc pas rare pour nous d’être surpris de nos découvertes.

Dans le Nord vietnamien

Après notre séjour à Hoi An, nous avons prix l’autobus vers Huê, oû nous sommes actuellement jusqu’à demain. Après avoir visité quelques villes de la partie sud du Vietnam, nous sommes donc maintenant dans la partie nord, là oû le communiste régnait déjà avant la réunification vietnamienne. Cela ne change plus grand chose, maintenant, puisque le pays est communiste dans son entier, mais cette limite géographique a déja signifié beaucoup, dans la riche histoire du Vietnamien. Et pour nous, cela annonce sourtout que nous nous rapprochons de plus en plus de Hanoi, la capitale, notre dernière destination avant de reprendre l’avion vers le Québec.

Valérie Carrier

Premier écrit du Vietnam

mai 30, 2009 Publié par | En DIRECTion du Viêt-Nam, Uncategorized, Valérie Carrier | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Orphelinat, hadicapes, enfants defavorises… Mer de Chine et “motor bikes”!

Orphelinat, hadicapes, enfants defavorises… Mer de Chine et “motor bikes”!

Toujours au Vietnam, mes 7 amis journalistes et moi-meme continuons de decouvrir le pays. Pendant notre derniere journee dans la grande ville de Ho Chi Minh, nous avons visite un orphelinat. Il est vraiment touchant de voir ces bebes naissants, delaisses par leurs parents et recueillis la, tout emmallottes dans une couverture, ou ces jeunes maintenant beaucoup plus vieux qui ont passe leur vie dans cet endroit. Jamais ils ne seront adoptes: le gouvernement ne le permet pas parce que c’est un orphelinat prive. Il ne s’agit toutefois pas la du seul etablissement de la sorte dans les environs; il y a tant d’orphelinats, au Vietnam, qu’ils semblent naturels, normaux, presque banaux.

Si nous avons visite  cet orphelinat, c’est que Sue-Ann Pham, Quebecoise d’origine vietnamienne qui possede la compagnie Concubine, lui donne une partie de ses profits. C’est elle qui nous y a amenes; il vous sera donc possible d’avoir plus d’information dans notre magazine En DIRECTion du Vietnam en septembre 2009. Cette journee-la, a Ho Chi Minh-Ville, nous avons d’ailleurs fait plusieurs entrevues pour le magazine. Entre autres, je suis moi-meme allee visiter la Maison-Chance, fondee par la Suisse d’origine Tim Aline, qui donne de la formation gratuite a des handicapes et offre l’ecole primaire sans frais a des enfants defavorises. Fort interessant! Elle voit en grand, cette femme, et elle paufine meme actuellement un projet de Village-Chance ou les handicapes seraient bien plus a l’aise…

La mer et les dunes de sable

Apres la metropole qu’est Ho Chi Minh-Ville, mes 7 compagnons et moi avons passe un avant-midi au bord de la Mer de Chine, dans la petite ville de Mui Ne… L’eau etait si bonne! C’etait ma premiere experience d’une si grande etendue d’eau naturellement aussi chaude. Et ce matin-la, en plus, la temperature etait magnifique. Sauf 2 de nous deja tres bronzees, nous en sommes tous sortis avec des coups de soleil.

Nous avons ensuite occupe notre apres-midi par une excursion sur des dunes de sable,tout pres de la, en nous y rendant en jeep. C’est la que j’ai vu mon premier singe vietnamien, apprivoise, et j’ai pu m’amuser avec lui! Mais sur les dunes, ce n’etait pas ca, l’activite, mais de la glissade! Avec des “creasy  carpets”, comme on dit chez nous, nous avons glisse sur le sable fin (et mouille puisqu’il pleuvait) de dunes vietnamiennes! Il y a Isabelle St-Jean, entre autres, qui a vraiment aime ca…

Sur la montagne en moto

Notre destination suivante etait Dalat, ancienne ville touristique francaise situee dans les montagnes. La, au moins, nous n’avions pas trop peur de faire un coup de chaleur, puique c’etait en haute altitude. Par contre, il etait tout de meme loin de faire assez froid pour que nous, jeunes Quebecois, nous mettions une tuque sur la tete le soir comme certaines gens de la place!

Cette ville charmante et ses environs, nous les avons visites en “motor bikes”, ce moyen de transfort tant utilise au pays. C’etait amusant! Nous etions quatre a vouloir faire un tour beaucoup plus long, au depart, en nous rendant a notre prochaine destination en moto plutot qu’en autobus, mais a cause du prix et du risque, j’etais la seule a vraiment tenir a ce projet, et j’ai donc moi aussi laisse tombe. Mais la journee en moto a Dalat etait deja tres bien, et elle a permis la visite de nombreux lieux comme des plantations de cafe ou des serres de fleurs.

La plage dans la jungle

Apres Dalat, ce fut Jungle Beach, un “resort” plutot luxueux tenu par un Quebecois d’origine, pres de Nah Trang. La moitie du groupe a ecourte son sejour a cet endroit a cause de problemes de sante de l’une de nous, mais pour Jessica Tremblay, Martin Thiboutot, Melanie Bergeron et moi, le temps passe la fut plus long. Si ce n’etait de la journee d’averses a laquelle nous avons eu droit (malgre la supposee saison seche a ce moment) et des meduses envahissant la mer exactement a cette periode de l’annee (quelle chance), je vous dirais que le sejour etait magnifique. Il faut s’habituer au rythme de vie tranquille, mais l’atmosphere est amicale, les hutte et le decor sont tropicaux et plutot romanesques, et le paysage est tellement… magnifique… Un vrai coin de paradis terrestre!

Groupe separe, magasinage et attente

En ce moment, notre groupe de voyageurs est toujours separe en deux. Ceux qui accompagnaient la malade sont encore a Nah Trang, et nous, les autres, sommes maintenant plus au nord, a Hoi An, a les attendre dans ce joli petit coin tres approprie pour du magasinage vietnamien… Nous continuons a approfondir nos sujets de reportage pour le magasine: nous avons visite une ecole et assisterons bientot a un spectable traditionnel, entre autres. Et quand les autres arriveront, nous prendrons la direction de Hue. Le voyage avance: la moitie est deja passee!

Autres lectures

Je vous invite, encore une fois, a aller voir le texte que j’ai ecrit comme carnet de voyage pour Le Quotidien.

Vous pouvez aussi lire les courriels que Marie-Sophie Trudeau, la representante pour notre groupe de Reflet de Societe, a envoye a l’equipe du magazine restee au Quebec.

Et bien sur, si ce n’est deja fait, il vous faut connaitre les premiers jours de notre aventure par la lecture de mon premier billet!

Quelques excuses et salutations du Vietnam

Dersolee du manque d’accents: le clavier n’est pas le mien et je manque de temps pour les copier-coller partout… Et desolee de ne pas encore vous donner de photos, mais la connection USB de l’ordinateur est plutot loin.

Du Vietnam, toujours votre,

Valerie Carrier

mai 27, 2009 Publié par | En DIRECTion du Viêt-Nam, Uncategorized, Valérie Carrier | Laisser un commentaire

En direct du Vietnam!

En direct du Vietnam!

Ca y est, nous y sommes! Mes sept camarades de projet et moi sommes au Vietnam et c’est de Ho Chi Minh-Ville que je vous ecris. Vous me pardonnerez donc, je l’espere, les quelques accents manquants et autres erreurs de tape dus a ce clavier auquel je ne suis pas habituee.

Nous sommes passes par Dallas et Tokyo pour des transferts d’avion et nous avons eu droit a l’impressionnante escouade japonaise anti-grippe A avant de sortir de l’avion a ce deuxieme endroit. Questionnaire en regle pour tous, camera termique et destribution de masques! Rien de trop beau pour proteger la population asiatique et ses visiteurs! Et apres toutes ces heures d’avion, ce fut enfin le Vietnam…

Pour ce qui est des masques, si nous en revoyons maintenant que nous sommes au Vietnam, c’est comme protection contre la pollution qui regne a Ho Chi Minh-Ville, metropole vietnamienne dans le sud du pays. C’est completement fou, le trafic, ici! Les conducteurs vietnamiens sont les meilleurs chauffards qu’il m’ait ete donne de voir! Nous traversons les rues de la ville a travers les motos qui roulent sans grandes restrictions… La-dessus, je vous invite a aller lire ce que j’ai ecrit sur nos premiers jours au pays pour Le Quotidien du Saguenay – Lac-Saint-Jean. Pour faire tres court, a part le trafic, il y a aussi l’incroyable chaleur et la langue qui representent de nouveaux defis de notre quotidien.

Ces derniers jours, mes camarades et mois avons fait des expeditions pour decouvrir le sud du Vietnam. Nous avons assiste a une ceremonie d’une petite religion qu’on appelle Caodai et qui venere tant Bouddha que Jesus, Mahomet et meme Victor Hugo, entre autres! Nous avons aussi passe dans des representations grossies de tunnels dans lesquels les soldats vietnamiens vivaient pendant la guerre (que ce devait etre etouffant!). Et nous avons visite le Delta du Mekong, ses marches et villages flotants, ses iles Phoenix, Licorne, Tortue et Dragon, ses belles rivieres tropicales, son elevage de crocodiles, son temple bouddhiste et hindou qui donne une vue magnifique sur le Cambodge, ses fruits delicieux, ses villages de minorites ethniques. J’ai meme eu mes premiers cours de vietnamien grace a notre sympathique guide au tres bon anglais!

Ici, pour nous, rien n’est cher, et nous en profititons. Nous sommes dans la grande ville d’Ho Chi Minh pour encore la journee de demain, histoire d’y faire plusieurs visites et entrevues, puis nous la quittons vers le nord, en autobus. Jusqu’a maintenant, nous avons connu vie urbaine et tours touristiques, au Vietnam. Nous verrons si la vie sera aussi facile pour nous en dehors de cela…

Juste pour vous donner un avant-gout de ce qui vient, sachez que trois autres personnes du groupe et moi essaierons de nous organiser une expedition en moto… Trois jours, derriere un conducteur vietnamien! Pour cela, il faudra que nous trouvions quatre conducteurs fiables ayant un bon anglais dans notre prochaine destination. Nous verrons bien!

Je vous tiens au courant de la suite, bien sur! Toutefois, occupee a vivre toutes ces aventures pour vous les raconter, je n’ai pas de grands moments a passer devant un ordinateur, mais sans faute, je vous raconte la suite! Et des photos suivront certes aussi, quand ce sera possible.

Vivant onze heures plus tard que le Quebec, de l’autre cote de la planete, je vous salue.

Valerie

 

P.S.: Maman et papa, je suis toujours en vie, je n’ai plus de probleme d’oreille, que des bobos aux pieds, et je suis en pleine forme. Je m’habitue plutot bien a la pesante chaleur humide, j’aime vraiment la nourriture vietnamienne et je n’ai pas encore attrape la malaria. Papa, ton Bactroban sert! Je vous aime.

mai 19, 2009 Publié par | En DIRECTion du Viêt-Nam, Uncategorized, Valérie Carrier | 4 Commentaires

Dans moins d’une semaine… Envol vers le Vietnam!

Dans moins d’une semaine… Envol vers le Vietnam!

Comme c’est rapide! Comme le temps passe vite! Comme notre départ pour l’autre bout du monde est maintenant proche du temps présent! J’ai en tête le vague souvenir qu’en septembre dernier, je connaissais à peine Reflet de Société et je n’avais même pas idée que de jeunes journalistes étaient allés au Costa Rica pour y faire des reportages. Pourtant, dans à peine 6 jours, et même pas 6 jours complets, c’est moi qui partirai avec des amis pour faire la même chose au Vietnam!

Il y a deux semaines, j’en savais bien peu sur ce pays que j’allais visiter, je n’étais pas prête à y faire des reportages. Comme je fais mon stage officiel en journalisme avec le magazine qui nous publiera (Reflet de Société, bien sûr), on m’a permis de prendre du temps pour faire des recherches, préciser mes sujets et établir des contacts au Vietnam. Maintenant, je me sens prête. Cette préparation, je le sais, me sera bénéfique pour mon aventure journalistique au Vietnam, mais également pour d’autres projets semblables qui se dessineront possiblement dans mon avenir.

Nous arriverons au Vietnam dans la métropole, Hô Chi Minh-Ville, au sud, et parcourrons le pays sur à peu près toute sa longueur pour repartir ensuite par la capitale, Hanoi, au nord. Il nous sera possible, là-bas, de communiquer avec certaines personnes en français et avec la plus grande partie de la population en anglais, mais il nous faudra parfois recourir aux services d’un traducteur, parce que le vietnamien, ce n’est pas notre point fort!

Parmi les sujets qui m’intéressent le plus, il y a celui de la francophonie. Saviez-vous que le Vietnam est membre des Sommets de la Francophonie? Le 7e Sommet de l’histoire s’est même déroulé à Hanoi. Ancienne colonie française, c’est surtout son histoire qui vaut au Vietnam un tel statut. Le français y est maintenant une langue étrangère, mais les plus âgés le parlent toujours et grâce à des écoles bilingues, les plus jeunes peuvent en faire l’apprentissage. Il existe aussi quelques médias francophones, dont le Courrier du Vietnam, seul quotidien national de cette langue au pays. Plus de détail sur le sujet et sur bien d’autres dans le numéro spécial En DIRECTion du Vietnam en septembre!

Valérie

 

mai 7, 2009 Publié par | En DIRECTion du Viêt-Nam, Uncategorized, Valérie Carrier | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 3 Commentaires

Maison du Pharillon: Retour a la vie pour de jeunes toxicomanes

Maison du Pharillon

Retour à la vie pour de jeunes toxicomanes

Premières impressions sur la Maison du Pharillon       Dossier Toxicomanie

Lundi 27 avril 2009. J’arrive à la Maison du Pharillon pour observer l’atelier spécial que les intervenants font vivre ce soir-là aux jeunes en thérapie. Dès mon arrivée, on me propose d’essayer l’atelier moi-même avant d’en observer d’autres le vivre, ce que j’accepte avec joie. Ce soir-là, on me dit que je suis morte, que j’ai été happée par une voiture en chemin. Puis, je reviens à la vie, en femme nouvelle… Pour moi, l’atelier est improvisé, mais pour les jeunes hommes de la Maison du Pharillon, il est préparé, personnalisé et rempli d’intensité.

L’histoire d’un jeune qui s’en sort

Ancien toxicomane, Yannick a fait sa thérapie à la Maison du Pharillon il y a quelques mois. Cet atelier bien particulier de mort et de résurrection, il a été parmi les premiers à le vivre. On lui a dit, à lui aussi, qu’il était mort, puis on a décrit sa vie et son histoire comme si elles étaient bien terminées. Il a vécu l’expérience intensément, d’autant plus que la mort lui a déjà semblé la meilleure solution. Mais à ce moment-là, en thérapie, il voulait revivre. Alors, on lui a dit qu’il renaissait en homme nouveau, on lui a dit que son avenir serait plein de ses rêves…

C’était un atelier bien spécial intégré dans une thérapie à l’approche tant sociale que spirituelle. Aujourd’hui, Yannick a complété ses 14 semaines de thérapie et même ses 12 semaines de réinsertion. Bientôt, il suivra une formation professionnelle et cherchera un emploi. Mais pour lui, le combat contre ses démons intérieurs, comme celui de la dépendance, n’est pas terminé. Au contraire, il commence: «Quand on est dans la Maison avec les gars, c’est plus facile, dit-il. Mais quand on se retrouve tout seul dans un appartement, c’est autre chose.» Rien n’est gagné, mais il sait qu’il est sur la bonne voie.

Une aide, un avenir

Ce lundi soir-là, Yannick est présent en tant qu’ancien pour aider à l’atelier. Il fait partie de la mise en scène et aide aux effets spéciaux. Il peut ainsi voir de l’extérieur ce qu’il a lui-même vécu quelques temps auparavant. Il peut également écouter la description que font les intervenants de la vie des participants, tous des jeunes au dur passé dans la toxicomanie et à l’avenir prometteur avec leurs ambitions.

Valérie

VOS COMMENTAIRES SUR LA MAISON DU PHARILLON CENTRE DE THÉRAPIE.

mai 6, 2009 Publié par | Uncategorized, Valérie Carrier | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Commentaire

Maison du Pharillon: des jeunes sortent de la drogue dans l’amour!

Maison du Pharillon: des jeunes sortent de la drogue dans l’amour!

Mercredi soir, je suis allée à la soirée portes ouvertes hebdomadaire de la Maison du Pharillon. Il s’agit en fait d’un lieu de thérapie pour jeunes toxicomanes qui veulent s’en sortir. Je connaissais l’organisme par son fondateur, Christian Beaulieu, un prêtre qui donne des enseignements dynamiques auprès des jeunes et qui a les yeux brillants comme personne! J’avais aussi déjà rencontré quelques jeunes sortis du Pharillon, mais la Maison étant à Montréal et moi habitant très loin, je n’avais encore jamais l’occasion d’y aller. Mercredi soir, j’y ai vécu une soirée très intense.

Soirées du mercredi

Dans ces soirées du mercredi, il y a un partage, qui prend la forme d’un témoignage. En général, c’est un des jeunes qui prend la parole, mais cette semaine, c’était une soirée spéciale, d’après ce qu’on m’a dit. C’est le père de l’un de ces anciens toxicomanes qui a partagé son expérience avec tous. Il a parlé de tous les problèmes que son fils avait pu lui causer, de tout le mal qu’il avait fait, de la souffrance qu’il lui avait fait endurer. Son fils était dans la salle, il écoutait et ajoutait parfois quelque chose. Le père a invité jeunes et parents qui voulaient à partager aussi leur expérience, dans tous les cas semblable à la sienne. La rencontre a ainsi donné lieu a d’incroyables témoignages.

Apprendre à s’en sortir

Pour moi, c’était d’incroyables témoignages. Eux, c’était leur vie. Mais pour qu’ils soient capables d’en parler ainsi, pour que les jeunes soient capables de parler avec sérénité de tout ce qu’ils ont fait de mal, il a fallu qu’ils passent par un grand apprentissage. Et pourtant, certains d’entre eux ne sont pas là depuis très longtemps. Ils apprennent à s’en sortir.

De la discussion de mercredi, il est ressorti que la plus grande aide que les parents ont pu apporter à leurs fils, c’est d’avoir cessé de les aider; c’est alors que ces jeunes ont dû cesser de prendre pour acquis leur nourriture et chercher de l’aide pour changer de vie. Tous étaient d’accord sur ce point.

Résultats

C’était la première fois que j’allais dans une maison de thérapie, la première fois que j’assistais à une rencontre de jeunes en cheminement pour quitter leur dépendance; je ne peux donc pas comparer. Ce qu’on m’a dit de l’approche de cette maison, c’est qu’elle implique un côté spirituel et un côté social, alors que la majorité n’abordent qu’un ou l’autre. Ce que j’en sais, c’est qu’elle est basée sur l’amour fraternel. Et ce que j’en vois, c’est que ça fonctionne: ces gars s’en sortent!

Valérie

VOS COMMENTAIRES SUR LA MAISON DU PHARILLON ET LA DROGUE.

 

avril 24, 2009 Publié par | Uncategorized, Valérie Carrier | , , , , , , , , , , , , , , | 5 Commentaires

My name is Jean-Paul et j’ecris du theatre tres artistique!

My name is Jean-Paul et j’écris du théâtre très artistique!

Jeudi et vendredi de la semaine passée, mon père était à Montréal pour un congrès. C’était sur les soins palliatifs, sujet très intéressant dont j’aimerais avoir l’opportunité de vous parler un de ces jours. Comme je n’ai pas souvent l’occasion de passer du temps avec mon père à Montréal (quand j’ai l’occasion de passer du temps avec lui tout court), j’en ai profité. Nous avons regardé ensemble, dans sa chambre d’hôtel, la triste défaite du CH, jeudi soir, mais surtout, nous nous sommes payé (ou plutôt: il nous a payé) une sortie au Théâtre d’Aujourd’hui, vendredi soir.

Tous deux grands amateurs de théâtre, nous avions du choix, un vendredi soir, à Montréal. C’est un peu au hasard que nous avons choisi la pièce de théâtre que nous irions voir. My name is Jean-Paul… Avec un nom aussi bizarre, ça ne pouvait qu’être sympathique, ai-je soutenu. Après y avoir assisté, “sympathique” n’est pas le terme que j’utiliserais, mais j’ai beaucoup aimé, ça, c’est sûr! C’était… plutôt… vraiment très artistique! L’auteur, qui se prénomme Jean-Paul, fait une sorte de critique de lui-même par cette œuvre théâtrale. Poète, il laisse paraître sa plume lyrique à travers les paroles des personnages. Cependant, ce n’est pas en rimes qu’il est poétique, comme dans quelques grands classiques, mais particulièrement dans le sens des répliques qui ne sauraient être pris aux mots comme dans une pièce plus réaliste.

Mon père m’a fait remarqué que n’importe qui n’aurait pas su apprécier cette représentation théâtrale. Il fallait avoir un minimum de sens artistique pour cela, car en plus de l’écriture même de la pièce, la mise en scène et le jeu des comédiens étaient aussi bien tournés vers l’art. Il y avait des parties presque chantées et surtout – mes moments préférés –, des bouts chorégraphiés. Quatre comédiens, une histoire pas plus développée que l’angoisse fondamentale de se demander si on est aimé de la personne qu’on aime, et pourtant, du théâtre magnifiquement artistique avec une dose bien calculée de folie. Chapeau!

Valérie

 

avril 20, 2009 Publié par | Valérie Carrier | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Commentaire

Je vous présente… moi!

Je vous présente… moi!

J’ai toujours eu de la facilité à écrire sur moi pour me présenter, contrairement a plusieurs qui rechignent chaque fois qu’on leur demande de le faire. C’est que je me connais fort bien. Mais surtout, j’aime immensément écrire, et avoir du temps et une page pour le faire à ma guise est pour moi merveilleux.

Écrire, des fictions au journalisme

Ma mère m’a dit que petite fille, je demandais à ma gardienne d’écrire les histoires que je lui dictais. Je ne m’en souviens pas, toutefois; j’étais bien jeune… Je me rappelle par contre avoir souvent utilisé la dactylo de ma mère, dans la clinique médicale de mon père, pour écrire des histoires sorties de n’importe quel recoin de mon imagination, avant que des ordinateurs ne la remplacent. (Ne remplacent la dactylo, je veux dire, pas mon imagination; cette dernière est toujours bien intacte!)

En grandissant, j’ai toujours écrit, toutes sortes d’histoires, surtout, et j’écris toujours. Je passe même une grande partie de mon temps à écrire mentalement des mots qui ne seront jamais sur papier… Et c’est justement cette passion pour l’écriture qui m’a menée au journalisme. Ça et mon désir (voire besoin) d’aventure, d’action, de danger et d’impact dans la société, motivé par les si attrayants personnages que sont Spirou, Superman et surtout Tintin, tous journalistes. Enfin, bref, j’aime écrire, et aujourd’hui, j’aime à dire que l’écriture, c’est la moitié de moi, l’autre étant le théâtre, mon autre grande passion.

Une part de moi: le théâtre

J’ai eu quelques occasions de combler ma passion théâtrale, au cours de ma vie. La plus marquante jusqu’à maintenant est certes le personnage parmi les trois plus importants du spectacle qu’on m’a donné de jouer dans la première édition du La Nouvelle Fabuleuse ou les Aventures d’un Flo, spectacle à grand déploiement du Saguenay – Lac-Saint-Jean, région d’où je suis native. Mais il y a une autre expérience de théâtre que j’ai vécue et qui me tient particulièrement à cœur en ce moment: l’écriture collective d’une pièce théâtrale avec un groupe d’amis géniaux, et la production jusqu’à la présentation (il y a peu de temps) de cette pièce. Ce fut une expérience des plus amusantes de faire cela avec mes amis talentueux, en plus du plaisir que j’avais à jouer le personnage si troublant qu’était le mien…

Moi: la chrétienne

Si l’écriture est la moitié de moi-même et que le théâtre en est l’autre moitié, Dieu, lui, est toute ma vie. Ça a toujours été ainsi dans ma vie. Au primaire, déjà, Jésus était mon meilleur ami. C’est l’héritage que m’ont légué mes parents en m’élevant, mais je me suis bien vite approprié cette foi qui était leur. En grandissant, je me suis aperçu que je ferais toujours face à beaucoup de préjugés à cause de la foi catholique qui est mienne, mais il a toujours été hors de question que je renie qui je suis pour plaire, quel que soit mon besoin d’être acceptée.

Heureusement, en vieillissant, j’ai pris de l’assurance, et de la petite fille hyper gênée que j’étais, je suis devenue une jeune femme capable de s’affirmer. J’ai eu quelques occasions de parler de ce en quoi je croyais avec quelques camarades, cette année, et ça m’a fait du bien, parce qu’en discuter avec d’autres implique que ces autres l’acceptent. Et puis, pourquoi ne l’accepteraient-ils pas: je suis de si bonne volonté et j’accepte si aisément moi-même ce qu’ils sont!

Mes origines et mon avenir

Je suis deuxième d’une famille de sept enfants, j’ai vécu toute mon enfance dans le très joli village de Saint-Prime. Mes frères et sœurs, pour moi, sont mes meilleurs amis, et mon village, il restera toujours dans mon cœur.

Mon avenir, toutefois, je le vois à travers le monde, à faire du journalisme international, à organiser des missions humanitaires. Car à mes yeux, si mon village restera Saint-Prime et mes meilleurs amis, mes frères et sœurs, ma maison, c’est le monde, et ma famille, l’humanité.

Valérie

avril 7, 2009 Publié par | Uncategorized, Valérie Carrier | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 5 Commentaires

   

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